« Il faut donc me rendre à cette loi : je ne puis approfondir, percer la Photographie. Je ne puis que la balayer du regard, comme une surface étale. La Photographie est plate, dans tous les sens du mot, voilà ce qu’il me faut admettre. C’est bien à tort qu’en raison de son origine technique, on l’associe à l’idée d’un passage obscur (camera obscura). C’est camera lucida qu’il faudrait dire (tel était le nom de cet appareil, antérieur à la Photographie, qui permettait de dessiner un objet à travers un prisme, un œil sur le modèle, l’autre sur le papier) ; car, du point de vue du regard, « l’essence de l’image est d’être toute dehors, sans intimité, et cependant plus inaccessible et mystérieuse que la pensée du for intérieur ; sans signification, mais appelant la profondeur de tout sens possible ; irrévélée et pourtant manifeste, ayant cette présence-absence qui fait l’attrait et la fascination des Sirènes » (Blanchot). »
Roland Barthes, La Chambre claire, 1980 (Cahiers du cinéma, Gallimard, Seuil, 2003, pages 164-165).
(Photos : Paris hier, boulevard de Magenta, 10e. Cliquer ou bouger pour ouvrir les chambres.)
Hier matin, comme souvent, j’ai fait un tour à la gare de l’Est, peut-être pour me donner l’illusion de partir – et j’ai retrouvé « des trains qui ont la longueur d’un instant de cafard » (Léon-Paul Fargue).
(Photos : cliquer ou bouger pour changer de vue.)
Alors, je me suis de nouveau souvenu, en voyant ces faux rails incrustés dans le sol du hall d’entrée ou de sortie, d’une mini-vidéo que j’avais mise en ligne (électrique), le 5 mai 2009, dans Le Chasse-clou et filmée à cet endroit même.
(Photos : cliquer ou bouger pour changer de voie.)
La gare déleste : videz les ballasts, chassez les miasmes, vous retomberez suffisamment tôt dans l’actualité du moment.
« Ce qui est en bas ressemble à ce qui est en haut. Par-là l’esclavage est une image de l’obéissance à Dieu, l’humiliation une image de l’humilité, la nécessité physique une image de la poussée irresistible de la grâce, l’abandon des saints au jour le jour une image du morcellement du temps chez les criminels et les prostituées, etc. A ce titre, il faut rechercher ce qui est le plus bas, à titre d’image. Que ce qui en nous est bas aille vers le bas afin que ce qui est haut puisse aller en haut. Car nous sommes retournés. Nous naissons tels. Rétablir l’ordre, c’est défaire en nous la créature. »
Simone Weil, La Pesanteur et la Grâce, Plon 1948 (UGE, 10 x 18 N° 2, 1963, page 43).
(Photos : Paris, pont au Change, 19 février, 14h.00. Cliquer pour agrandir.)
(Gustav Mahler, Rückert Lieder, “Ich bin der Welt abhanden gekommen”)
Les vacances scolaires (zone C) ont commencé : peu de joggers dans le parc, dimanche en fin de matinée, beaucoup de touristes étrangers, autant d’appareils photos numériques et des mouettes pas farouches.
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Devant la statue de Laure de Noves, j’ai pensé aussi à ce cher Jérôme Peignot, toujours vaillant, qui a publié en septembre 2010 Le Gai savoir de la mort (aux Éditions des cendres).
(Photo : cliquer pour voir l’autre qui se cache ici.)
Des escadrilles (pacifiques) de mouettes se précipitaient sur les Japonais leur donnant à manger. Mais aucun petit navire ne croisait dans le bassin, pourtant pas besoin de brise-glace puisqu’il faisait 7°C.
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(Photo : cliquer sur celle-ci pour en découvrir une autre.)
J’ai été surpris de ne plus retrouver les poneys grâce auxquels on inventait l’aventure équestre pour les enfants. Ils avaient été (seulement pour l’hiver ou définitivement ?) remplacés par des petites voitures de course à pédales : François Fillon aurait-il sponsorisé la mini-piste de karting ?
(Photos : cliquer pour agrandir.)
Le Luxembourg (jardin du) demeure un lieu de fuite, havre de repos ou de méditation, ses chaises classiques n’ont pas encore été changées par un mobilier plus « urbain » à la Decaux, et le Sénat, passé à gauche, se tient fièrement dans son rôle républicain – même si le candidat Sarkozy entend réduire, une fois élu, le nombre de députés mais il n’a pas cité, à Marseille, les sénateurs. Il pourrait d’ailleurs supprimer tous les parlementaires : des référendums à tire-larigot suffiraient sans doute pour l’exercice de la démocratie telle qu’il la dessine.
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Quand on franchit la grille de sortie (tout dépend par où l’on est entré) du parc, Flammarion nous fait de l’œil un peu plus loin tandis que le théâtre de l’Odéon se donne déjà en représentation.
(Photos : cliquer pour agrandir.)
Et il est bien qu’Olivier Py propose une météo sans frontières, en ces temps de tirades xénophobes dégueulées tous azimuts.
Le candidat Sarkozy a inauguré hier, à Paris, son siège de campagne électorale dans le XVe – un quartier vivant, « de classes moyennes avec des familles et des commerçants » (apparemment absents dans le XVIe où il crèche la nuit) – et sis au 18, rue de la Convention.
(Lemonde.fr du 18 février. Cliquer pour agrandir. Le tag a été rajouté.)
(Lemonde.fr du 18 février. Cliquer pour agrandir.)
Tel père, telle fille : l’un récite du Brasillach, l’autre invoque Baudelaire (qui adorait la couleur de la peau de sa maîtresse). La fille Le Pen peut également citer le fascisme et ne pas en être la porte-parole rampante.
(Photo : Paris, boulevard de Magenta, Xe, le 18 février. Cliquer pour agrandir.)
Oui, ramoner, balayer, kärcheriser, nettoyer, éloigner, éliminer… Le programme est vaste, faut-il vraiment quelques référendums pour « redonner la parole au peuple » ?
Verts pâturages du changement (ou autres couleurs rougeoyantes dans le crépuscule) !
(Chanson révolutionnaire, La Commune n’est pas morte)
C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit et très tard, ce soir-là, je m’étais endormi.
La journée avait été fatigante, éreintante même : le cocktail chez Frédéric Mitterrand, dans ses appartements du Palais-Royal, n’en finissait pas, le champagne exhalait des fontaines de bulles tièdes et la veuve Clicquot n’était plus aussi fraîche que lorsque je l’avais connue. On discutait ferme sur l’échéance politique prochaine et chacun exhibait l’adresse secrète (en Suisse, au Luxembourg, aux îles Caïman…) où il comptait bien s’installer en cas de victoire probable des roses et des rouges.
Déjà, l’après-midi s’était couverte de nuées inquiétantes : l’un de mes assistants m’avait informé qu’un éditeur, présenté par certains de ses adorateurs comme « le pape du numérique », venait enfin de recevoir mon injonction d’avoir à cesser de diffuser sa récente traduction du Vieil Homme et la mer d’Ernest Hemingway, succédant à la magnifique version établie par Jean Dutourd en 1952.
Mais François Bon, ce provocateur médiatique, n’appréciait pas le rappel à la loi sur les droits d’auteur, et le faisait savoir urbi et orbi en agitant ses réseaux, notamment Twitter ; il s’amusait ainsi à déclencher une sorte de minuscule tsunami contre ma maison centenaire et réputée. Je m’attendais, je dois le confesser, à cette réaction éruptive d’un écrivain « prolétarien » qui avait franchi, une fois pour toutes, le seuil du respect des règles et du simple savoir-vivre.
Évidemment, une certaine presse s’était aussitôt emparée de l’affaire et lui avait donné une importance ridicule, compte tenu des enjeux : allais-je me mettre martel en tête pour seulement vingt-deux exemplaires vendus de la nouvelle version française (nvf) d’un roman dont l’auteur avait certes reçu le prix Nobel en 1954 mais s’était suicidé d’un coup de fusil de chasse en 1961 ? Le rachat possible de Flammarion par mes soins (valeur : 200 millions d’euros) me servait de jauge et remettait les choses à leur place réelle, et non virtuelle, dans la hiérarchie de mes préoccupations.
Un autre collaborateur (je pense à l’instant à mon aïeul Gaston, je ne sais pourquoi) m’avait d’ailleurs informé qu’à la suite de la décision signifiée à l’importun, qui se comportait véritablement comme un chien dans un jeu de quilles, quelques gros malins avaient commencé à diffuser la traduction nouvelle du livre d’Hemingway par l’entremise d’Internet. Comment arrêter alors ce genre de samizdat électronique et cette odieuse pétition, et faire respecter l’ordre éditorial, à l’instar de la bienfaisante loi Hadopi dont je m’entretenais un peu plus tôt avec notre affable ministre de la Culture et de la Communication ?
Il était plus que temps qu’une police spécifique du Net soit mise en place afin de réguler cet espace anarchique et de traquer les fraudeurs qui se multipliaient comme résidents français au soleil de la médina de Marrakech.
Maintenant, la nuit m’appartenait et m’emportait dans ses bras, je rêvais – et c’était même la vérité – que je travaillais dans une rue qui désormais avait hérité d’un nom célèbre tout en conservant les précieuses adresses du Bottin mondain. Un aigle s’était posé sur ma tête, il me tenait fermement dans ses serres, nous survolions Paris (c’était une fête) et son agitation pourtant dérisoire. Je planais comme d’autres planifiaient. Les nuages tournaient dans le ciel comme des pages.
Soudain, une sonnette puis une voix se firent entendre dans ma chambre :
– Eh bien, Antoine, mon ami, nous sommes samedi, il est déjà onze heures, n’oubliez pas votre partie de chasse à Rambouillet !
– Ah, vous avez raison, Ernestine, mais je dois d’abord rejoindre François Pinault pour un déjeuner d’affaires, j’avais failli oublier !
– Et puis, tenez, vous avez reçu une lettre…
– Elle vient d’où ?
– J’ai déchiffré sur le timbre qu’elle avait été postée hier à Paris, rue du Louvre.
– Cela existe donc encore, la correspondance sur papier ? Alors, dites-moi, voilà une journée qui s’annonce formidable !
En mars 2008, Adrien Le Bihan fit paraître sans crainte un livre implacable, sous le titre La Fourberie de Clisthène, procès du biographe élyséen de Georges Mandel (éditions Cherche-bruit), qui démontait et dénonçait l’imposture d’un ouvrage publié par Nicolas Sarkozy sur l’ancien ministre fusillé par les nazis en juillet 1944.
Cette « biographie », qui remonte à 1994, et qui accumulait plagiats et erreurs, semblait principalement destinée à dessiner un portrait en creux de son auteur, devenu depuis président de la République et, le 15 février, candidat officiel à sa propre succession.
Or, au cours de sa dernière intervention télévisée en tant que chef de l’Etat, retransmise le 29 janvier en direct sur seulement neuf chaînes de télévision, Lauren Malka, de MyBoox.fr, remarqua que sur la table de l’un des quatre interviewers (Claire Chazal et Laurent Delahousse, Jean-Marc Sylvestre et François Lenglet) s’étalait un livre à couverture bordeaux qui était, en réalité, non pas un magazine politique pour « faire bien dans le décor » mais cette même biographie signée, sinon écrite intégralement, par Nicolas Sarkozy.
(Capture d’écran du Parisien.fr. La flèche a été rajoutée.)
Quel était le rôle assigné à cet objet planant non identifié, sur lequel aucun gros plan ne fut effectué par le réalisateur de l’émission ? Rappeler à quelques connaisseurs que Sarkozy écrit aussi bien qu’il parle (« J’suis candidat ! » a-t-il claironné dimanche soir, entre autres formules ciselées) ? Faire diversion ? Meubler le bureau d’un des présentateurs de l’émission œcuménique ? Aider à poser une question sur l’Histoire et le révisionnisme qui se porte allègrement ces temps-ci ?
Contacté en tant que spécialiste du sujet, Adrien Le Bihan a donné toutes les explications et les hypothèses utiles dans l’interview publiée le 2 février par MyBoox.fr et qu’il m’avait transmise le jour même. On en retiendra notamment ce passage :
« Sarkozy aura beau, selon ses humeurs, se prétendre gaulliste, la manière dont il s’est comporté avec de Gaulle dans sa biographie (se référant avec moins d’exactitude à lui qu’à Raoul Salan, futur chef de l’OAS) est digne par endroits des gens du Front national. Qui sait si elle ne trahit pas des affinités avec les Le Pen ? »
Or ce genre de manipulation n’est pas sans faire penser à l’affiche de campagne du candidat de la droite aux prochaines élections présidentielles, révélée jeudi.
(Capture d’écran du Figaro.fr. Le tag a été rajouté.)
Comme l’a rapporté Le Nouvel Observateur, la photo du paysage maritime devant lequel pose « le capitaine » Nicolas Sarkozy a été prise en Grèce et achetée à une agence pour donner une sorte d’espace en cinémascope à la vedette du moment.
Un internaute a, hélas, débusqué la supercherie, amusante de la part de quelqu’un qui n’a qu’un seul refrain à la bouche quand il va sur le terrain : « Fabriquons, produisons français ! ». Comme si, à Marseille, par exemple, où le globe-trotter étiqueté UMP dans le dos de sa (future) veste sera présent dimanche pour un meeting, on ne pouvait pas prendre un cliché de la mer toujours recommencée (à l’image d’un quinquennat qui n’en finit pas)… ?
Dans l’art du mensonge et de la manipulation, l’artiste sarkozyste chauffe sous les spots. Mais son affiche d’aide à la vente, avec slogan minable et photo plate comme une limande, est déjà abondamment détournée.
Finalement, Nicolas Sarkozy encourage délibérément la créativité, et Mitterrand (Frédéric) devrait en être tout frétillant, juste pour quelques semaines encore.
(lemonde.fr d’hier soir. Cliquer pour agrandir. Le tag a été rajouté.)
Finalement, ça c’est très bien passé, la petite Ferrari blonde n’a pas été agressive, j’ai pu placer mon « bouclier » (fiscal) quand il le fallait, les Français attendent un protecteur, j’ai montré que, malgré quelques erreurs – ne surtout pas employer les termes de « bling-bling » et de « pouvoir d’achat », avaient dit mes conseillers – ma politique était une brillante réussite (autonomie des universités, réforme des retraites…) malgré les plus grandes crises que l’on ait connues en trois ans depuis la fin de la seconde guerre mondiale, oui, je suis un capitaine de navire qui n’abandonne pas son poste, la France n’est pas un ferry (pas un Luc non plus) mais un réseau ferré, je suis resté ferme aux manettes et je ne suis pas tombé dans le catastrophisme, mon maître mot est le travail et ceux qui le refusent, ces assistés, ils ne le feront pas deux fois, comme en Allemagne, mon modèle, d’ailleurs le slogan de ma campagne, qui a fuité un peu trop vite, c’est « La France forte », une allusion cachée et subliminale – comme un Witz freudien, m’a appris récemment Jean-Michel Goudard – à « la Francfort », la saucisse préférée des Français et des Allemands, j’ai téléphoné à Angela avant d’entrer dans le studio de TF1 hier soir (pourquoi ils ont collé leur logo transparent sur la vitre derrière moi, juste devant la tour Eiffel ?) pour faire ma déclaration sur une seule chaîne (Francis Bouygues m’a accueilli, voilà un exemple de parcours dont tous nos petits roquets de l’opposition devraient s’inspirer), alors que ces distinctions droite/gauche relèvent du XXe siècle, mais ils n’ont pas vu qu’on était dans le XXIe siècle, il faut être de son temps (dire à Carla de faire venir à l’Elysée une copie du film sur Margaret Thatcher), et Angela, meine Liebe, était ravie, elle viendra bientôt me soutenir, à Annecy aujourd’hui et Marseille dimanche, c’est un peu court mais plus tard on fera un beau couple sur les estrades et moi je ne passe pas mon temps à critiquer comme l’autre, successeur de Queuille (très bien, la Françoise Fressoz du Monde !), je propose des solutions, je vais redonner la parole au peuple et je fais don de ma personne à la France ressuscitée grâce à mon indomptable détermination, mon courage de fer, ma volonté de feu comme chez ArcelorMittal, et en tant que candidat suprême je vous le dis : mangez car ceci est mon corps, buvez car ceci est mon sang, priez, le royaume des cieux vous appartient ici-bas.
Et si, en cas de catastrophe le 6 mai (Groß Malheur !), je n’étais pas élu président de la République, je ne serais pas foutu pour autant, j’ai déjà assuré mes arrières.
(Photo : Paris le 14 février, rue René Boulanger, 10e. Cliquer pour agrandir.)
Françoise Fressoz, « éditorialiste » au journal Le Monde, apparaît de temps en temps dans les émissions politiques à la télé, avec David Pujadas en meneur de jeu, prolégomènes médiatiques aux prochaines élections des 22 avril et 6 mai.
(Capture d’écran du monde.fr d’hier. Cliquer pour agrandir. Le tag a été rajouté.)
Là, elle vient d’inventer une formule, « la gauche édredon», en regrettant que celle-ci « ne fasse plus peur », dans le même temps où toute la presse (et son propre organe) nous bassine avec les patrons épouvantés qui, comme en 1981, fuieraient déjà la mère-patrie en prévision de la pluie d’impôts qui va leur tomber sur le râble en cas de victoire d’icelle.
Le Monde affiche-t-il, depuis qu’il est dirigé par Eric Izraelewicz, la moindre ligne politiquement claire, et qui soit tant soit peu différente de celle du Figaro ?
Le dessin de Plantu, hier, va tout à fait dans le sens de ce désengagement (gauche et droite mis dans le même panier et les « petits candidats » enfournés dans le sac commun du « populisme ») ou de cette démagogie qu’un Jacques Fauvet ou un Hubert Beuve-Méry auraient bien du mal à accepter s’ils vivaient encore.
(Plantu, capture d’écran du monde.fr d’hier.)
On sait que Xavier Niel (l’entrepreneur qui fait son job chez Free) a souhaité que Le Monde, dont il est un des actionnaires, « ne donne pas de consigne de vote » avant le premier tour des élections présidentielles, sauf « en cas de danger pour la démocratie ». Pourtant, même un modéré comme Jean-Marie Colombani avait écrit, à la veille du scrutin de mai 2007, un éditorial en faveur de Ségolène Royal.
Mais, après avoir fait durer un suspense insoutenable, le candidat putatif de la droite sort, ce soir sur TF1, de sa tanière – l’envie était trop forte ou le retard trop grand.
Il est donc logique que l’ensemble des médias dominants fassent chœur et corps contre François Hollande, le candidat le plus dangereux pour la réélection du moufletparvenu au pouvoir® et qui entend le conserver (par tous les moyens) comme son jouet le plus précieux.
(Photo : Paris, hier, rue René Boulanger, 10e. Cliquer pour agrandir.)
Votre main pure a déposé la petite camionnette (juste une sorte de Dinky Toys, pour vous) dans la rue Bichat, lundi, elle était d’une couleur flashante, comme lors d’un coucher de soleil à Nice, sur la Baie des anges, forcément.
(Photo : effleurer respectueusement l’image pieuse pour l’agrandir.)
Plus loin, vous avez tracé quelques lignes qui semblaient annoncer, comme venues du pinceau d’un cartomancien céleste, l’invasion prochaine des colonnes de chars russes sur les Champs-Elysées, bifurquant soudain à droite en direction de la rue du Faubourg Saint-Honoré, là où loge, pour encore quelques semaines, le mouflet parvenu au pouvoir il y a presque cinq ans maintenant.
(Photo : décrypter la sainte écriture en cliquant ou bougeant l’icône.)
Mais les signes divins demeurent impénétrables. La porte à côté était peut-être celle du paradis ?