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Hier soir, en revenant du carrefour de l’Odéon après avoir vu le film One Day – gentille bluette mais bien jouée, avec un très beau plan inventif, vers la fin, en guise de flash-back sur la colline – je me suis arrêté quelques minutes sur le trottoir du boulevard Saint-Michel, chez Gibert (ouvert jusqu’à 23 heures).

Et j’ai trouvé un livre que Guy Konopnicki avait écrit en 1991, Chante petit coq, chante ! (Grasset, 1991), je l’ai feuilleté, c’est une sorte de pamphlet contre la démocratie molle et l’absence d’engagement de l’époque. L’exemplaire comme neuf gardait un autographe, sur une page au tout début : « Pour Antoine, ce coq qui criait déjà dans les jardins toscans… G. Konopnicki ». Au dos, la mention de son prix : 98 FF. Là, il était vendu à 0,20 €. La politique bradée… Je l’ai acheté.

Plus loin, près de la rue des Archives, en me dirigeant vers le dernier bus de la soirée (le 75 termine son circuit à cet arrêt à 22 heures 45), j’ai vu que c’était vraiment la rentrée : la littéraire a déjà lieu, la politique est en train – les filles de la Rochelle sont sur le pont et François Hollande agite sa lorgnette en direction des « français » (comme l’écrit Le Monde non corrigé) – et la scolaire se rappelle aux parents.

J’ai repensé alors à cet indémodable stylo-bille qui nous permettait, durant les cours des profs qui le méritaient, d’envoyer des petites boulettes de papier, comme avec un mini-bazooka. C’était bien, la lutte des classes !

(Photo : cliquer pour agrandir.)

(The Animals, Bring It On Home To Me)

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