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A la télé hier soir, j’ai regardé rapidement les deux « impétrants », comme dit Arnaud Montebourg, au poste de candidat(e) du PS pour la prochaine élection présidentielle, désigné(e) démocratiquement, et aussi celui qui tient une partie de leur sort entre ses mains.
"L’arbitre", avec ses 17,16 % de voix récoltées dimanche dernier, possède un fier bagout et prend un plaisir non dissimulé à tirer les ficelles de Martine Aubry et François Hollande, obligés d’en passer par sa demande qui se fera sous forme d’une lettre ouverte et exigera une réponse claire à la suite de leur "duel" télévisé mercredi soir, avant que le verdict ne soit, éventuellement, rendu d’ici le second tour.
(Capture d’écran du monde.fr. Le tag a été rajouté. Cliquer pour agrandir.)
L’important est quand même l’énorme élan populaire que les « primaires citoyennes », lancées par le même Arnaud Montebourg, qui fut l’un des opposants socialistes au Traité constitutionnel européen (TCE) rejeté le 29 mai 2005, ont libéré et qui menace plus que jamais le fief, le château faible, et la maternité, pour faire bonne mesure, de l’élyséen roitelet®.
C’est hockey, dirait-on, pour la suite du match.
(Photo : près d’une entrée de la gare de Lyon à Paris, le 8 octobre. Cliquer pour tirer.)
PdB a dit:
ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il ne l’est pas, "impétrant"… Ce petit Arnaud, si fier de son rôle d’arbitre (une France de petits propriétaires, c’était ce que promettait en son temps-bientôt révolu, y’a comme une odeur hein….- nano1© : s’y croirait-il, Nono, avec ses pauvres 17% ?) (je déteste ça)… Qu’il ne s’inquiète pas, cependant, "on" lui trouvera certainement un portefeuille, ou un maroquin, en 2012… Nous voilà avertis, en tout cas (très bien choisie, la musique tête de patate, tout à fait adaptée)
Dominique Hasselmann a dit:
@ PdB : au moins il aura créé un débat sur quelques thèmes qui ne peuvent laisser indifférent et qui n’étaient pas les priorités des candidats restés en lice. Et il a permis à l’UMP Copé de montrer sa vraie hauteur de vue politique.
Pour la musique, j’avais aussi le choix avec « Mashed potatoes »…
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brigetoun a dit:
et tel qu’en lui-même il dit qu’il laisse libre ses électeurs mais selon un journaliste va pour sa part, et le dit, voter Hollande.
Pour l’histoire : Arnaud Montebourg, suivi par un certain nombre de militants, a fondé, mais avec Christian Paul (le calme, silencieux, bûcheur à l’assemblée où on ne voit plus Arnaud depuis qu’il est cumulard) qui a mené depuis deux ans le laboratoire du projet PS et soutient les mêmes idées, la phraséologie en moins et Vincent Peillon (chez Hollande) le NPS. Nous étions tous, comme Fabius, Emmanuelli, Liedemann (qui soutiennent Aubry) et d’autres des ‘nonnistes"
Quand Montebourg a négocié, en nous disant hésiter, son accord avec Ségolène Royal au moment des primaires de la précédente présidentielle, nous sommes partis.
A quelques détails près, continue à aimer ses idées (comme Christian Paul), à bien l’aimer avec un peu d’ironie pour son bagout et son charme (bagout qui l’emporte un tantinet vers le ridicule) mais sans la moindre confiance. Il est très "politique"
Pardon d’avoir monopolisé.
Sur la même ligne : Benoît Hamon et Filoche
Dominique Hasselmann a dit:
@ brigetoun : si par "très politique" vous entendez "politicien", il est inévitable qu’à ce niveau des luttes d’appareil il fasse preuve de son habileté.
Pierre Chantelois a dit:
En Québécois un peu au fait de ces prouesses autour du OK ou du hockey (politique et sport, parfois, peuvent s’entendre comme larrons sur glace), je craindrais de prolonger pour la forme une situation qui nous est favorable. Il suffit de peu pour corrompre ou viroler une belle idée. Trop d’orgueil, par exemple. Et puis les moutons de Panurge existeraient-ils encore au XXIe siècle?
Dominique Hasselmann a dit:
@ Pierre Chantelois : la politique a peut-être parfois un côté rabelaisien…
JEA a dit:
C’est OK Corral ???
Dominique Hasselmann a dit:
@ JEA : on se demande qui va dégainer le premier…
M a dit:
J’admire (ma position n’est pas politique, je ne parle que d’habiletés en matière de communication) la façon dont il dit "Monsieur Pujadas". Avec cette ombre infinitésimale de condescendance que la courtoisie n’avouerait jamais et une fermeté nerveuse qui rappelle irrésistiblement la manière d’un précédent winner.
C’est plus drôle à écouter que le Pataugeur et la Balbutiante. Et il faut de tout dans un casting.
Dominique Hasselmann a dit:
@ M : oui, amusant de voir le petit Pujadas enfoncé dans son fauteuil et guère à l’aise dans ses Weston, tandis que Montebourg le dominait (quand il y avait un plan large et non un plan rapproché les mettant à égale hauteur), aussi bien de la taille que de l’ambition.
M a dit:
Oui, ce garçon sait se monter du col….
@ M : pour certains, c’est sans doute celui de l’Aubisque (bisque-bisque-rage)… D.H.
Sorcière a dit:
Et bien moi j’ai regardé sur France 2 "mots croisés" où sévissait Morano … Un grand moment de suicide umpiste dans le ridicule qui tue. Faire pire que Copé était improbable mais elle l’a fait. Ca valait le détour.
Quant à Montebourg, peu importe ses attentes maintenant, il n’a plus qu’une sortie à mon avis et qui est d’encourager ses aficionados à voter dans le sens où ils le sentent pour virer Sarkozy ! rire ! idem pour les autres d’ailleurs puisque c’est la survie de tous.
Demain sera un autre jour qui risque d’être mouvementé quel que soit l’élu(e) …
Dominique Hasselmann a dit:
@Sorcière : du balai, et en effet quel(le) que soit celui ou celle qui le tiendra !
brigitte giraud a dit:
Les larmes de Ségolène m’ont fait mal. Ah ! que c’est cruel le monde politique, tant qu’il faut ne rien montrer de ses émotions. Et on repasse en boucle les larmes qui font des boucles.
Demain, évidemment que je regarderai le débat. Montebourg arbitrera depuis ses coulisses. Enfin un peu de mouvement dans l’immobilisme peut-être !
Dominique Hasselmann a dit:
@ brigitte giraud : la sincérité ne paie pas (en politique).
Sorcière a dit:
mais l’effet boumerang de toute manipulation va être de plus en plus rapide à mon avis
Ségolène Royal et ses soutiens ont certainement une chance qu’ils ne comprennent pas encore de peser sûrement et autrement sur l’avenir car rien n’est jamais fait en vain. La rançon de l’échec donne toujours des privilèges et mettre le genou à terre donne le privilège d’être humain.
Voilà c’était juste ma réponse aux larmes féminines qui l’ont submergées face aux espoirs déçus de ceux qui ont bossé avec elle et pour elle et en forme d’hommage. Solidarité de femmes