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Heureusement, Le Chasse-clou est redevenu consultable en ligne (le Net, ça va et vient) et j’ai pu relire ainsi l’article que j’avais écrit, le 11 février 2008, lors de la parution du premier livre de Christine Jeanney, Charlémoi.

Cela m’a fait plaisir de la retrouver à ses débuts, avant qu’elle ne fasse le grand saut dans l’édition numérique, chez publie.net de François Bon.

J’en parle aujourd’hui car Christine Jeanney vient de publier Les Sirènes on ne les voit pas un couvercle est posé dessus, « les Todo Listes 180# », qui est la récolte de ce même nombre de photos, sollicitées un célèbre jour de juin 2011 sur Twitter, et pour lesquelles son imagination panoramique a tissé des histoires, des fables, des inventions, des « légendes », au sens détourné du mot dans son acception photographique habituelle.

Il est tellement agréable, plaisant, surprenant, étonnant, charmant, inquiétant, bouleversant même, de parcourir ainsi toutes ces images mêlées aux textes (ou l’inverse) et qui nous emmènent ici ou là – et même ailleurs –  le temps de ces 370 pages ordonnées selon un goût exquis (typographie élégante, relief apparent des photos, cadrage général).

Démonstration claire, évidente : les objectifs photographiques peuvent être, comme parfois les yeux, fertiles – question de regard et d’interprétation. Les noces (sous voile ou pas) imagées et lues nous carillonnent alors à toute volée dans la figure.

(Photo prise à Paris, rue Alibert, 10e, le 18 octobre 2011. Cliquer pour agrandir.)


(Jan Garbarek & Mari Boine, Evening Land)