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Hier, dans la rue Beaubourg, j’ai revu ce bâtiment au numéro 43 et comment les têtes qui le surplombent, dans le blanc du ciel, correspondent à celles qui encadrent la porte cochère ; une flèche pourrait d’ailleurs renvoyer des unes aux autres, un « trait » (arme de l’époque) qui transpercerait le bouclier de la vue ordinaire, celle qui est prise au piège de la circulation sur le trottoir ou dans la rue, en voiture ou en vélo ou en « fixie » (je ne parle pas de scooters, beaucoup sont à l’arrêt), ou en moto, ou en ambulance ou voiture de police ou en camion de livraison.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Ces figures hiératiques semblent insensibles au temps, aux intempéries, on n’est pas à New York, ici, les éléments sont totalement maîtrisés.

Révérence due, entrer dans cet immeuble impliquerait sûrement une sorte de dignité, de méticulosité, de respect, de modestie à la japonaise. Ces faces tutélaires nous jugent et nous dévisagent : mais leur masque de pierre n’est évidemment qu’une apparence.

Et puis, tout cela n’est peut-être (en miroir) que la confrontation entre les nombres et leurs mystères.

Faut-il en tenir compte ?

(Photo : cliquer pour agrandir.)

(Bashung, Sur un trapèze)

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