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Juste un jour avant les profs et les élèves, DSK a fait sa rentrée dimanche. A Paris, il a enfin retrouvé la place des Vosges, avec son architecture rose et son voisin Jack Lang. L’appartement modeste qu’il occupe, face à la maison de Victor Hugo, va rapidement devenir un lieu de tourisme ou de curiosité à la manière de sa résidence temporaire dans le quartier de Tribeca (New York City).

Faudrait-il ne pas parler de ce retour ? Les journalistes, envoyés par leurs rédactions depuis hier matin à Roissy, n’ont pas eu le choix. La sortie de DSK de la 605 aux vitres fumées, devant les célèbres arcades « vosgiennes » a donné lieu à une belle cohue – un(e) malveillante(e) casqué(e) comme un photographe aurait pu facilement poignarder dans le dos l’ancien directeur général du FMI. Mais ceci n’est que pur fantasme.

(Lemonde.fr de dimanche matin. Le tag a été rajouté. Cliquer pour agrandir.)

Manque de bol pour les pantins de l’UMP, l’arrivée de DSK a éclipsé leur « campus » marseillais, déjà sérieusement écorné par l’humoriste pince-sans-rire Jean-Pierre Raffarin (212 commentaires ce matin sur son blog daté du 2 septembre), devant lequel le président de la République a dû s’incliner, et le guignol Patrick Devedjian.

Si la presse ne devait pas s’intéresser au come-back de DSK, elle pourrait toujours se rabattre sur le procès de Jacques Chirac, qui s’ouvre aujourd’hui mais sans lui, et grâce auquel la France entière sait maintenant ce qu’est l’anosognosie.

Même Rue 89 a publié dimanche un long article de Blandine Grosjean pour nous dire qu’il ne sert à rien de parler de DSK – après que ce journal en ligne a révélé, depuis le 14 mai, dans un véritable feuilleton, un certain nombre de documents relatifs à ce minuscule événement comme, par exemple, les sept charges officielles relevées à l’encontre de l’occupant du Sofitel de NYC, et les conclusions du procureur Cyrus Vance telles que lues devant le juge Obus et qui ont abouti au « non-lieu » et à la libération récente de l’accusé.

Le Tourne-à-gauche n’en parlera (peut-être) pas plus, avant de se faire vilipender par ses lecteurs, auprès desquels il s’excuse de revenir sur cette affaire qui n’a et n’aura – visiblement – aucune conséquence politique en France.

(Freddie Hubbard, Return of the Prodigal Son)

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