Mots-clefs

, , , ,

Il ne figure pas dans la sélection du Goncourt – il ne concourt pas, d’ailleurs – ni dans celle du Renaudot, du Médicis ou du Femina, ni dans la liste austère des autres récompenses qui vont, notamment, du Prix Charette au Grand Prix Littéraire de Saint-Emilion Pomerol-Fronsac (roman français et étranger), avec un détour par le Prix Relay des Voyageurs, en passant par le Prix Marie-Claire du Roman d’Emotion.

Bernard Pingaud est un homme élégant et discret. Le 19 juillet, il a présenté son dernier livre, L’Horloge de verre (Actes Sud, avril 2011), à la librairie Le Parefeuille, bastion littéraire d’Uzès (Gard). Il était venu en voisin car il vit à Collias.

Ci-dessous, juste un extrait de cette histoire à tous points de vue fixée comme l’existence rêvée ou réécrite du personnage principal, M. Georges, auquel on s’attache avec mélancolie.

« Dans une boîte à chaussures sont conservées un certain nombre de photos qui évoquent aussi ce monde ancien. Plusieurs (non pas les meilleures mais les plus précieuses) ont dû être prises avec la petite boîte Kodak noire que Georges avait reçue en cadeau pour un anniversaire. La pellicule, à l’époque, était faite d’un papier rouge épais qu’il fallait fixer sur une bobine avant de refermer la boîte. Quand on tournait la bobine, on voyait, à travers l’œilleton, défiler des numéros séparés par l’image noire d’un index tendu. Si on oubliait de tourner entre deux prises, on avait deux photos l’une sur l’autre. La boîte Kodak a évidemment disparu dans les déménagements. » (page 134)

(Scan : cliquer pour agrandir.)

(Maurice Ravel, Gaspard de la nuit)

Publicités