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La campagne publicitaire de Nicolas Sarkozy en Libye (avec BHL comme guide touristique) a failli éclipser, hier, le « grand débat » qui lançait les candidats des « primaires citoyennes » sur la scène médiatique éclairée par France 2.

Dans l’après-midi, la place des Vosges à Paris (3e) ne montrait, elle, aucun signe d’agitation : pas le moindre flic ou photographe devant l’appartement du célèbre banni de retour. Il aurait fallu revenir le soir pour observer si les reflets d’un écran de télévision laissaient deviner une présence attentive – puisque l’on a parlé de lui dans le poste (pas celui de police).

(Photo : Paris, place des Vosges, 3e, hier. Cliquer pour agrandir.)

Mais la chaude caresse des sunlights, DSK l’affrontera dimanche à 20 heures sur TF1 : Claire Chazal est une amie d’Anne Sinclair, les questions ne dépasseront donc pas les bornes de la décence.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Lors de l’émission sur France 2 (juste avant, excellente parodie à l’américaine de sa bande-annonce dans Le Petit Journal sur Canal +), animée par un David Pujadas monté sur ressorts, un Fabien Namias très correct et une Françoise Fressoz (Le Monde) assez désagréable, les six candidats ont fait montre de leurs qualités, différences et défauts.

J’imaginais le même genre de « chamboule-tout » avec les marionnettes de la droite : Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Xavier Bertrand, Hervé Morin, Valérie Pécresse (il faudrait oser !), Jean-Louis Borloo. Cela aurait été plus drôle, sans aucun doute.

(Photo : rue des Tournelles, 3e Cliquer pour agrandir.)

Le trio de tête s’en est pourtant pas mal tiré : François Hollande, qui perdit un moment son calme, emporté sans doute par l’idée qu’il était déjà élu et que l’on s’adressait à un président de la République, Martine Aubry, solide et cherchant à déstabiliser son rival donné comme en tête de la course, Ségolène Royal gardant encore une certaine aura malgré sa retenue.

Les trois autres compétiteurs demeurèrent cantonnés à des rôles de figurants, chacun s’efforçant de marquer sa différence : la « démondialisation » pour Arnaud Montebourg (« le plus véhément d’entre eux », dixit Le Monde), clair et net concernant la place… dévolue éventuellement à DSK avant et après le 6 mai 2012, le cannabis en vente libre « dans les pharmacies » pour Jean-Michel Baylet, la dette et la sécurité pour Manuel Valls.

Il suffisait maintenant d’attendre les prochains sondages et l’échéance du vote le 9 octobre. À la cloche finale, le concours de beauté au PS n’avait pas apporté grand-chose pour permettre de départager les candidats : que se cache-t-il, en réalité, de l’autre côté de la vitrine ?

(Photo : boulevard Beaumarchais, 3e. Cliquer pour agrandir.)

(Duke Ellington, Black Beauty)

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