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Il ne se passe donc plus un seul jour sans qu’au sein du PS, qui avait pourtant semblé donner une image de relative unité lors du débat télévisé rassemblant les six candidats aux « primaires citoyennes » (5 millions de téléspectateurs contre 13 pour DSK tout seul, un peu plus tard), le paysage politique soit  désormais transformé en champ de bataille.

« Pacte » ou pas, alliance secrète, désistement, candidature par défaut ou « celle qu’il faut », chacun des trois principaux hiérarques du parti de gauche (pas celui de Jean-Luc Mélenchon) s’affronte en duel avec son allié d’hier, son compagnon, sa camarade ou son concurrent.

Les coups volent bas, les vautours se régalent d’avance.

Les petites phrases deviennent des scuds, des missiles, des flèches plus ou moins acérées, des tactiques énoncées à la cantonade, des coups de filet lancés sans bien viser.

On dirait que toute précaution vis-à-vis de la droite a été abandonnée. Celle-ci peut distiller les propositions les plus débiles sans quasiment aucune opposition.

(Capture d’écran du monde.fr. Cliquer pour agrandir. Le tag a été rajouté.)

L’étalage des querelles de clocher, d’escalier, d’ascenseur (social) se fait sans pudeur.

Les candidats au vote (pour le moment) des 9 et 16 octobre sont en embuscade permanente, non pas contre l’ennemi principal mais contre celui qui serait « intérieur » et représenté par l’impétrant qui veut emporter les suffrages du « peuple de gauche ».

Seuls les trois « petits » compétiteurs, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, semblent garder leur sang-froid : le dernier se shoote dur, dit-on, pour éviter de déraper.

Ainsi, La Guerre des boutons (IV) est en cours de tournage – il faut croire que celle de trois ne suffisait pas ! – et le metteur en scène, Christophe Baratin, donne la fâcheuse impression d’avoir perdu les manettes.

Le film d’horreur « socialiste » est-il déjà sur les rails d’un travelling nommé désir et qui irait buter dans le mur, au désespoir de la majorité des spectateurs ?

Pendant ce temps-là, le roitelet vaque impunément à ses occupations et feint de gérer tout à la fois le monde, la crise et l’avenir radieux du pays. Il faudrait peut-être songer à s’en occuper sérieusement ?

(Photo : Paris, le 19/9, bd du Temple. Cliquer pour agrandir.)

(Art Farmer, Alfie)

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