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Hier en fin d’après-midi, petit tour dans « le Vieux-Lille », où beaucoup de magasins de fringues chic ont remplacé les boutiques anciennes. Les quartiers d’autrefois sont devenus des cavernes d’Ali-Baba pour acheteurs fortunés, bobos, raiders et traders, touristes en goguette avec cartes Gold American Express.

(Photos : cliquer ou manipuler pour agrandir.)

L’art est suspendu en l’air et apporte comme un alibi aux déambulations financières ; mais son pouvoir de dynamite mentale, même rafraîchi par quelques gouttes de pluie, demeure.

Le Conservatoire de musique (créé en 1803) apporte une pause là où elle s’impose. Lille possède maintenant son V’Lille, et il faut noter que sa couleur rouge et noire est plus attrayante et visible (politique ?) que celle des montures gris souris lancées par Delanoë & Decaux à Paris.

Ce qui est réconfortant, c’est que l’on ait gardé les pavés du quartier (et le célèbre poissonnier-restaurateur L’Huîtrière situé rue des Chats bossus, immuable avec ses mosaïques et carrelages) : on peut toujours alors imaginer s’enraciner dans le sol urbain et ses labyrinthes mystérieux.

(Photos : agrandir, essayez !)

(Arnold Schoenberg, Gavotte, Musette)

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