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« En hommage à un poète vous avez eu raison, Paul Klee, de dédier cette échelle rouge perdue au sein de l’éther tourterelle.
Cette échelle, voilà bien l’escalier, le seul qui puisse nous mener jusqu’au tremplin d’où nous sauterons, à pieds joints, dans l’impossible, puisqu’il s’agit enfin de décrocher la lune. »

René Crevel, Paul Klee (Fata Morgana, juin 2011, pages 29 et 30).

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Une fois quittée l’exposition, le froid saisit (4° C. dimanche matin) et la place de la Grande Halle de la Villette retentit, là-bas, d’une musique qui ne ressemble pas vraiment à du Schönberg.

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Un groupe de danseurs s’active autour d’un ampli qui diffuse une sorte de rap sans paroles et le chef donne des instructions sur les mouvements qui s’apparentent à des figures de gymnastique. L’ensemble est parfaitement coordonné. Ce sont des habitués hebdomadaires, me précise un spectateur. Apparemment, leur ballet réchauffe !

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Ici, au-dessus des pavés, les lions de la fontaine sont pétrifiés et ne crachent plus d’eau. Le Zénith n’est pas loin, puisqu’il brille toujours à sa place habituelle.

(Photo : cliquer pour détailler le ciel.)

Quelques rares joggers passent dans le parc qui mène jusqu’à la salle de spectacles, tandis que la Cité de la musique semble solitaire et glacée.

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Je repense à l’exposition picturale/musicale visitée tout à l’heure, cet univers que décrit ainsi René Crevel (pages 25 et 25, op. cité) :

« L’œuvre de Klee est un musée complet du rêve.
Le seul musée sans poussière.
La cendre elle-même s’y fait prairie autour des villages en miniatures, comme en bâtissent les enfants avec leurs jeux de construction.
L’espace, ce vieux préjugé, est enfin dénoncé puisque des cosmogonies serviront de rues, et la Voie lactée de fleuve à ce paradis lilliputien et magnifique dont les animaux et leurs hommes, tout de nerfs, saluent l’incendie des poissons volants. »

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En revenant vers l’entrée du bâtiment, la grande affiche suspendue ne se montre plus maintenant à contre-jour (deux heures et demie ont passé depuis l’arrivée en voiture dans le parking souterrain), je prends alors une dernière photo.

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(Paul Hindemith, Sonate pour flûte et piano)