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Hier matin, dans le métro, je repensais à cet article du monde.fr qui avait dû éclater comme un coup de tonnerre dans les sphères élyséennes, les cercles UMP et leurs bandes d’affidés en tous genres.

Ainsi, notre Président matamore se posait des questions de conscience : l’argent plutôt que le pouvoir (pourtant il avait su conjuguer les deux), et le « week-end de trois jours comme tous les Français » plutôt que les réunions interminables avec les « partenaires sociaux » et les représentants stipendiés de sa claque ?

A Pigalle, j’avais l’impression d’un monde hors de la chronologie politique (à la petite semaine) : le quartier gardait un air de l’époque passée – et l’on n’était encore que le jour – et l’immuabilité de ses rues et immeubles survolait les soubresauts derniers d’un potentat qui agonisait sans plus de façon.

L’art allait enfin relever la tête, comme la culture, l’éducation… Une sorte d’ambiance de Mai 1981 (sans parler du toujours tenace Mai 68, comme François Hollande avait osé le citer lors de son meeting, dimanche, au Bourget) semblait déjà imprégner l’atmosphère.

Tous les jours, les indices de la défaite prochaine du représentant de la droite au pouvoir s’accumulaient : oui, le capital – l’homme (et la femme) – redevenait, dans cette acception historique, le bien le plus précieux.

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