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On ne pourra pas lui échapper, à Sarkozy, d’ici le 22 avril : heureusement, les aiguilles de l’horloge tournent malgré ses petits bras qui cherchent, comme un Harold Llyod (mais sans l’art), à s’y accrocher en catastrophe.

Je suis tombé sur lui par hasard, hier après-midi, car je regardais sur i<Télé le meeting de François Hollande à Dijon, brutalement interrompu par un « switch » vers celui du candidat sortant à Bordeaux (sous l’œil qui paraissait peu enthousiaste d’Alain Juppé).

Et ce fut alors un déluge d’extrême droite ininterrompu, tout y passé comme dans une brouette poussée vers le tas de fumier : l’éducation, l’immigration, l’alimentation (halal sonnant), la répression des mineurs délinquants, les tribunaux populaires, etc.

(lemonde.fr mis à jour ce matin. Cliquer pour agrandir. Le tag a été rajouté.)

Pourquoi la fille Le Pen continue-t-elle donc à courir, soi-disant, vers ses 500 signatures ? Son porte-parole ricanant et grimaçant fait « le job » à sa place, et avec nettement plus de moyens !

Le soir, l’admirable film norvégien Oslo, 31 août, de Joachim Trier, replaçait les choses en perspective. Le cinéma, même apparemment aux couleurs du désespoir, demeure un antidote, ou une désintoxication, face à la veulerie et à la démagogie éhontées du représentant de la droite au pouvoir, lancées du haut d’une tribune publique à « la France silencieuse ».

(Photo : cliquer pour en débusquer une autre.)

(Jan Erik Vold & Jan Garbarek, Dikt)

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