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Il ne suffisait sans doute pas que Patrick Buisson (ex-journaliste à Minute, voir le lien ci-dessus qui détaille son pedigree d’extrême droite), « l’idéologue » (sic) de Nicolas Sarkozy, puisse étaler ses considérations oiseuses en première page du Monde daté d’hier.

Car les sondages, et leur manipulation (ainsi que leur versatilité), personne n’en est dupe.

Un dessin de Plantu est venu en effet – fort prématurément… – renforcer l’impact supposé du « verbe » présidentiel (comme dirait Depardieu à Villepinte) en faisant apparaître François Hollande face à Nicolas Sarkozy : le premier était qualifié d’un nouveau surnom, et portait un choux à la main, destiné sans doute à expliciter un diminutif hilarant à se rouler par terre et reprenant l’antienne répétée par le candidat sortant (« Un homme qui ne sait pas dire non », etc.).

(lemonde.fr du 13.3. Cliquer pour agrandir, en cas de nécessité.)

Cette piètre mise en scène, parmi d’autres du même tonneau, est-elle digne d’un journal comme Le Monde ? Le « dessinateur » Plantu – pourtant, Françoise Fressoz comme « éditorialiste » nous suffit amplement ! – à force de mettre sans cesse droite et gauche, ainsi qu’extrême droite et extrême gauche, dans le même panier, de qui fait-il le jeu ?

On se souvient de son amalgame calamiteux et scandaleux entre la fille Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, publié dans L’Express en début d’année (car le rigolo de service mange à plusieurs rateliers), enroulant ou enrôlant ces deux candidats à l’élection présidentielle sous la même banderole  du « populisme » et assimilant carrément les thèses de l’une à celles de l’autre.

(L’Express du 19.1.2012.)

Plantu n’a de cesse, au nom d’un « humour » bien gras et démago, sans doute par besoin de « ratisser large », de placer sur le même plan François Hollande et Nicolas Sarkozy, comme si leurs programmes étaient identiques, leurs démarches semblables, leur passé et leurs ambitions comparables.

Il est donc vraiment pénible, tous les jours, de voir les crobards insupportables de Plantu renvoyer dos à dos la gauche et la droite, le candidat du changement et celui du bilan qui est un  « boulet », comme l’a qualifié Laurent Fabius lors d’un récent débat sur France 2.

(lemonde.fr du 18.1.2012.)

Alors, quelle joie si Plantu pouvait enfin dégager (un dessinateur algérien a montré facilement, il y a quelques semaines, qu’il lui était bien supérieur) et partait avec armes et bagages – son crayon et le pois chiche qu’il a dans la tête – au journal Le Figaro où il pourrait essayer de remplacer Jacques Faizant (qui a laissé un grand vide derrière lui)… si Serge Dassault peut lui offrir une grosse liasse d’euros.

Car là (si l’on ose dire), ça commence à bien faire : la comptine « Savez-vous Plantu les choux ? » est sans doute une des clés psychanalytiques de la caricature lamentable d’hier. Mais le divan dont semble en manque ce dessinateur se trouve tout simplement à l’adresse suivante : Le Figaro, 14 boulevard Haussmann, Paris, 9e.

Et pour envoyer un CV sous forme d’un dessin original sur papier Canson, avec une dédicace à l’avionneur, la Poste fonctionne encore.

(Chanson enfantine)

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