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Dans l’affaire Mohamed Merah, il semble qu’il soit bientôt impossible d’émettre le moindre doute, la plus petite critique, la question naïve qui viennent interroger ou remettre en cause le dispositif sécuritaire et médiatique mis en place, au plus haut niveau de l’Etat, à Toulouse.

J’avais vu samedi le titre de l’article d’Edwy Plenel : « La politique de la peur », mais, n’étant pas abonné, hélas, à Mediapart, je n’ai pu qu’imaginer la suite de son éditorial.

Hier après-midi, le Président-sortant – et bientôt sorti, malgré le pilonnage des médias dominants ? – tenait meeting à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et je l’ai entendu sur France Inter, dans le journal de 19 heures, clamer que les critiques concernant le Raid, la DCRI et « les forces armées » étaient « indignes ».

(Lepoint.fr du 24 mars. Cliquer pour agrandir. Le tag a été rajouté.)

Dans ces circonstances, il serait urgent que le pouvoir en place interdise l’expression de toute opinion publique discordante (principalement de gauche) par rapport au discours officiel, et allant à l’encontre de la politique de celui qui se présente comme le « candidat du peuple » et n’a jamais, dans aucune péroraison, émis le moindre énoncé discriminant vis-à-vis de certains de ceux et celles qui le composent, ni fait voter aucune loi répressive à leur encontre (on se demande d’ailleurs pourquoi elles ont été aussi mal appliquées).

Dans un acte civique courageux, dont j’espère qu’il sera porté éventuellement à mon crédit (en cas de malheur), j’ai pris en photo vendredi une camionnette suspecte, dans une rue parisienne (voir ci-dessous), et l’ai envoyée illico à la DCRI.

J’encourage donc chacun (le smartphone est pratique pour cela) à « capturer » immédiatement toutes les images qui lui semblent montrer, à l’extérieur comme à l’intérieur des immeubles de la ville, ou des maisons et fermes de la campagne (souviens-toi de Tarnac !), tous faits a priori inquiétants et à envoyer ces documents (de manière anonyme ou pas) à Bernard Squarcini, la tête pensante de la DCRI, qui saura les faire exploiter à toutes fins utiles et dans les meilleurs délais.

La trouille au ventre mais Guéant droit(e) devant : votez, braves gens.

(Photo : une rue de Paris, le 23 mars. Cliquer pour agrandir.)

(Charles Trenet, Douce France)

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