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La rue Jean et Marie Moinon (Xe) monte légèrement, la rénovation va son train (voir ce document non daté), puis on croise la rue de Sambre-et-Meuse, sonnez fanfares, et on redescend par la rue Sainte-Marthe, avec sa charmante place sur la gauche.

C’était, lundi en fin d’après-midi, comme un détour par le passé (Paris dans les années cinquante ?) : ce quartier ne comportait pas encore de boutiques de luxe, le vêtement chic attendait le revêtement, la « réhabilitation », car des poches instables dans le sous-sol minaient, disait-on, les immeubles et nos pas.

Tout cela disparaîtrait bientôt pour prendre des teintes uniformes et glacées, et imposer sans doute, en plus des « logements sociaux » avancés, un ordonnancement policé de magasins de marques, genre rue des Francs-Bourgeois, dans une sorte de marais qui s’étendait inexorablement sur la ville.

Je sentais comme du gypse dans le gymnase de l’œil.

(Photos : rue Jean et Marie Moinon. Cliquer pour agrandir.)

(Photo : rue de Sambre-et-Meuse. Cliquer pour agrandir.)

(Photos : rue Sainte-Marthe. Cliquer pour agrandir.)

(Jimi Hendrix, Voodoo Child)

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