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Hier, tout à fait innocemment, j’ai envoyé un commentaire sur le blog de Catherine Désormière, Qui parle ?, et il a disparu peu après sa mise en ligne. Elle me l’a signalé dans la soirée et m’a demandé de lui renvoyer le deuxième qui le remplaçait : mais voilà qu’il a été pulvérisé lui aussi !

Le pétainisme trancendantal, pour reprendre la formule d’Alain Badiou, aurait-il encore frappé ?

Je republie donc ici les commentaires évanouis – pour échapper à ce genre d’incident technique fortuit – même si  je n’ai plus la trace du tout premier :

Un commentaire à L’Unique sujet du monde de Sarkozy

« Excellente analyse du comportement de celui qui veut se faire passer pour ce qu’il n’est pas (un gros mensonge inaugural).
Il n’était que de voir, hier soir sur France 2, se succéder les deux candidats : le premier, solide, raisonnable, intelligent et maniant l’humour à point nommé, l’autre (l’infantile pantin) agité de soubresauts de plus en plus manifestes, de rictus et de démagogie luisante (« si Madame Le Pen dit que le soleil est jaune, je vois pas pourquoi je dirais le contraire… », enfin une phrase de ce style).
Sarkozy a toujours eu un problème : celui d’être « parvenu » au pouvoir comme celui qui, par un étrange coup du sort, arrive à une position sociale qu’il n’aurait jamais imaginée. Son auto-persuasion permanente (« moi qui suis président de la République »…) est affirmée parce que lui-même n’arrive pas à y croire : le problème, son problème, est que les Français ont vu, après cinq ans, qu’il n’avait pas « l’étoffe » (même si elle vient sans doute d’un bon faiseur du XVIe arrondissement) de la fonction.
Ses mensonges sont comme les cailloux du Petit Poucet : il les a semés tout au long de son quinquennat (« Fukushima, c’était parce qu’on était en meeting… »), mais personne n’a l’intention – même s’il fait appel à la « majorité silencieuse » ! – de faire le chemin à l’envers.
Dominique de Villepin a dit qu’il était « effrayé » par le rapprochement de l’actuel président de la République avec l’extrême droite : même s’il a mis du temps pour s’apercevoir de ce fâcheux et néo-fasciste penchant, son appréciation ne passera pas inaperçue (pas besoin d’indiquer pour quel autre candidat il faudrait voter).
Le mensonge absolu serait que Sarkozy soit de nouveau élu : mais, là, vraiment, on entrerait dans la science-fiction (ou l’heroic fantasy !) et le conte de Perrault se transformerait en un livre de Mary Shelley : « Frankenstein ». Ce « remake » est impossible à envisager. »

(Renvoyé en mail par Catherine Désormière vendredi à 14:53.)

(Capture d’écran du troisième commentaire disparu, remplaçant le précédent.)

Enfin, j’ai envoyé cette appréciation, ce matin, sur le blog Qui parle ?, mais j’ignore si elle est toujours présente à cet instant précis :

(Capture d’écran d’un commentaire envoyé ce matin sur le blog Qui parle ?)

Demain matin, je mettrai en ligne une mini-vidéo réalisée alors que j’allais revoir, vendredi, l’admirable film de Michael Mann, Le Solitaire (1981), thriller à l’esthétique coup de poing.

(Photo prise hier à Paris, rue des Écoles, 5e. Cliquer pour agrandir.)

(Tangerine Dream, Loved By The Sun)

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