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La cause, écoutée, est entendue : François Hollande, au sortir du débat télévisé d’hier soir, a montré qu’il avait la stature – pas celle d’un « petit calomniateur », comme lui a lancé, en cours de noyade en direct, son adversaire – du prochain président de la République.

(Photo prise sur écran de télé à 21h.36. Cliquer pour agrandir.)

Nicolas Sarkozy, sur la défensive, lessivé puis sonné, le « mensonge » sans cesse à la bouche, tordue par un rictus de vaincu, est apparu comme un candidat non crédible, sans projet, renvoyé sans cesse dans les cordes par un François Hollande impérial, rigoureux, solide et fort de ses convictions socialistes, qui lui a tenu en permanence la dragée haute.

(Photo prise sur écran de télé à 21h.38. Cliquer pour agrandir.)

L’admirable tirade du candidat de gauche : « Moi, président de la République… » restera un morceau historique d’anthologie. Les appels désespérés du concurrent de droite, en fin d’émission, vers les électeurs de la fille Le Pen et de François Bayrou apparaissaient d’autant plus dérisoires, comme le cri d’un naufragé vers une bouée de sauvetage invisible.

(Photo prise sur écran de télé à 22h.58. Cliquer pour agrandir.)

Dimanche, les Français diront « oui » au changement inéluctable, incarné dès hier soir, de manière magistrale, par François Hollande.
(Georges Moustaki, Sans la nommer)

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