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D’abord il y a eu cet oiseau qui s’est introduit dans le champ, sans crier gare, et je n’étais pas sûr qu’il ait laissé un signe de son passage : je voulais simplement photographier depuis la voiture (j’étais pour une fois à la place du passager avant) cette enseigne de lunettes et puis ces hiéroglyhes dont je me demande souvent comment et par quels alpinistes nocturnes, sûrement inconscients, ils ont pu être apposés sans façon sur les façades.

(Photo : Paris, avant la porte de la Chapelle. Cliquer pour agrandir.)

Une fois sur l’autoroute, vers Roissy, un oiseau métallique, cette fois, entamait sa procédure d’atterrissage, il est passé au-dessus de nous presque au ralenti, silencieux, comme ayant l’air de s’excuser de nous survoler vers une autre direction en diagonale.

(Photo : autoroute A1 à hauteur de Roissy. Cliquer pour agrandir.)

Et puis, de loin, je l’ai aperçu, cet autocar aux formes et couleurs d’une micheline du temps jadis, et avec la courte-échelle (dépliable) qui donne toujours envie de grimper sur le toit pour vérifier si les bagages sont solidement arrimés.

(Photo : autoroute A1, direction Lille. Cliquer pour agrandir.)

Une idée de voyage comme soudain concrétisée par ce genre de véhicule collectif pour le Mexique, le Texas ou la Californie, mais démentie un peu plus tard par la montagne de charbon (terril), sur la gauche, du côté de Lens, en roulant vers Lille et après, un peu plus au nord, mais sans aller jusqu’à retrouver Amsterdam.

Il suffisait juste alors de sérier les photos.

(Photo : idem supra.)

(La Monte Young, The Well-Tuned Piano)

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