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Hier soir, François Hollande n’a pas « invité » David Pujadas à l’Elysée, il s’est propulsé directement sur « le plateau » du journal de 20 heures de France 2, où il a dominé son interlocuteur par son intervention claire, ce qui est bien le moins pour un président de la République.

Tout est signe et le changement marche au pas « hollandais » : le début de concertation avec les syndicats, malgré les prévisions d’un ex-chantre du dialogue social, et la tenue des promesses économiques (notamment, la hausse du Smic en prenant en compte le contexte budgétaire).

(Capture du parisien.fr d’hier. Cliquer pour agrandir. Le tag a été rajouté.)

(Quant à Françoise Fressoz, « éditorialiste » mal connue, les gouvernements changent, sa myopie poiitique demeure.)

Sans oublier les remaniements d’importance dans la police nationale, les décisions qui seront prises au niveau européen (l’Allemagne n’est pas notre seule partenaire), ni la situation en Syrie : voir, en manchette du Monde de mardi, cette phrase de Laurent Fabius : « Bachar-Al-Assad est l’assassin de son peuple. Il doit quitter le pouvoir ».

Et, puisque l’image a son importance, noter (malgré quelques esprits chagrins) le choix plus que symbolique du photographe et cinéaste Raymond Depardon pour réaliser la photo officielle de François Hollande en président de la République, et le style de vie « simple » de celui que les Français ont élu au sommet de l’Ētat.

Cependant, une question n’a pas été posée par David Pujadas : le maintien de la candidate socialiste aux prochaines élections législatives face à François Bayrou qui avait osé déclarer – en fonction d’un certain nombre de principes – qu’il voterait personnellement le 6 mai pour François Hollande.

Martine Aubry, encore à la tête du PS pour quelques mois, subira-t-elle, in extremis, une quelconque pression « venue d’en haut » ?

(Duke Ellington, Caravan)

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