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(Photo : Paris, rue Beaubourg, 3e, le 2 juin. Cliquer pour agrandir.) 

Même pour les deux-roues, un sticker carré, de couleur rouge, avec la mention « Enlèvement demandé ! »… Ils ou elles le collent sur la selle ou le rétroviseur ? Gageons que Frédéric Péchenard, fraîchement nommé à de nouvelles responsabilités, va se mettre à l’ouvrage pour faire respecter cette injonction martiale – à moins que ce style d’alerte « enlèvement » ou débarras sur la voie publique, ne soit abrogé par décret, vu le nombre restreint de parkings ad hoc mis à la disposition des utilisateurs de ces moyens de transport.

La moto me manque, je suis toujours attentif à ses images.

(Photo : station de métro Jacques Bonsergent, 10e. Cliquer pour agrandir.)

Et même quand il s’agit de petites cylindrées (mobylettes, scooters ou engins en-dessous de 125 cm3), je suis toujours heureux d’en découvrir ou retrouver des exemplaires ayant échappé au temps, au renouvellement ou au galop de la dernière mode.

(Photo prise le 2 juin près du canal Saint-Martin. Cliquer pour une autre vue.)

C’est peut-être pour cela que j’avais aussi aimé le film Carnets de voyage de Walter Salles, qui a réalisé le récent Sur la route (là, il s’agit plutôt d’une voiture que des shoppers du formidable Easy Rider), d’après le livre de Che Guevara (Mille et une nuits, 2007), Voyage à motocyclette, racontant son périple en 1951-1952 à travers l’Amérique latine avec Alberto Granado, démarré sur une Norton 500.

« La moto faisait une série de choses bizarres chaque fois qu’elle devait affronter une côte. Pour finir, nous avons entamé celle de Malleco, où se trouve un pont de chemin de fer et que les Chiliens considèrent comme le plus élevé d’Amérique. C’est là que la moto nous a lâchés et que nous avons perdu toute une journée à attendre une âme charitable, sous forme de camion, pour nous emmener jusqu’au sommet. Nous avons dormi dans le village de Cullipulli (une fois notre objectif atteint) et nous sommes partis de bonne heure, dans l’attente de la catastrophe que l’on sentait déjà venir.
Sur la première côte sérieuse (parmi toutes celles qui se trouvent sur le chemin), la Poderosa est restée clouée au sol, définitivement. A partir de là, quelqu’un nous a embarqués en camion pour Los Angeles, où nous l’avons laissée dans la caserne des pompiers. Nous avons dormi chez un sous-lieutenant de l’armée chilienne qui semblait très reconnaissant de l’accueil qu’on lui avait réservé dans notre pays et qui ne songeait qu’à nous gâter. C’était notre dernier jour de « vagabonds motorisés ». Le suivant s’annonçait plus difficile : nous allions devenir des « vagabonds non motorisés ». (page 50)

(Scan : cliquer pour ouvrir l’espace.)

(Carlos Puebla, Hasta siempre, Comandante)

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