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Résumé en treize lignes du film Faust, d’Alexander Sokourov, vu hier :

Asphyxiant, éprouvant, haletant, aller et retour, angélique, diabolique, sombre, ténébreux (beau), tempétueux, baroque et loufoque, ville-forteresse, rats à tous les étages, viscères, matières, pierres et terre, cadavres disséqués, pantins encore ensanglantés, compagnon difforme et méphistophélique, crime volontaire ou non au milieu des soldats de la guerre, brillance et bruit des casques, beuveries et ravissement, calme de la disparition dans le miroir du lac, mère possessive, fille non possédée sauf en rêve aquatique de fusion, élévation des plans, collines vertes, travellings qui cherchent sans but autre que leur propre mouvement, lumières au filtre magique, tisane à destination assassine, chevaux qui tirent les morts ou portent les vivants, cercueils à la Nosferatu, cimetière comme dernier parc du désir, forêt refuge un instant, cuirasses, jambières enfilées puis défaites, geyser jaillissant en trombe ou puits infernal, musique s’écoulant à l’image d’un fleuve sans coupures, des spectateurs (une demi-douzaine) s’éclipsent pendant la projection, l’art est difficile.

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