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Après avoir vu Irma Vep, je me disais que les grands films sont ceux qui laissent une marque indélébile, comme l’image impressionnée sur la pellicule ou la carte (de la) mémoire, et on aime les sommer de temps à autre de revenir faire un tour dans notre esprit, les autres sont oubliés une fois vus, et c’est aussi bien.

J’ai pris ensuite le chemin habituel des manifs qui viennent de Denfert-Rochereau et empruntent le boulevard Henri IV (en passant devant la statue moderne de Rimbaud) jusqu’à Bastille.

Là, sur la berge de la Seine, des cylindres industrieux s’étaient parés d’une sorte de pagne écolo, puis une Alfa Romeo me rappelait la disparition récente de Pininfarina. Des flics à moto faisaient hurler leurs sirènes en slalomant dans le couloir de bus.

Je m’étais ensuite engouffré dans le métro à Bastille et, arrivé à République, je constatai soudain sur un panneau que je ne pourrais voir l’expo Bob Dylan à la Cité de la musique : malgré son prolongement, la date finale était hors de ma portée dorénavant, j’avais trop tardé, et on partait ce matin en vadrouille d’été.

Or, en rentrant mardi soir, je m’étais aperçu – horreur ! – que les yeux de Dylan étaient masqués sur la photo par le reflet d’un néon (l’inverse d’un bandeau noir ou d’une cagoule à la Musidora).

Alors, hier, en fin d’après-midi, en revenant du BHV à pied, faute d’un bus 75 valide à cause des travaux de la place de la République, je décidai de retourner photographier la même affiche mais en orientant et précisant le cadrage, même si la caméra de surveillance devait se demander ce que je traficotais à cet endroit.

(Photos : cliquer pour agrandir.)

(Cliquer sur cette photo pour la remplacer par une autre.)

(Muddy Waters, I Can’t Be Satisfied)

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