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Le soleil se laisse malmener par le mistral, ils sont complices de longtemps et les cigales respectent l’horaire du concert quotidien : la chaleur bat la mesure. Dans l’enchevêtrement des éléments naturels, les oliviers demeurent imperturbables, les nuages paressent ou accélèrent et la « Mauresque » parfume les tables de la place aux Herbes (l’eau est à volonté au centre).

Le cinéma Le Capitole a résisté vaillamment aux offres commerciales indécentes – le 16 juillet, j’y ai vu La Petite Venise en V.O. – et l’ombre fraîche de Racine prolonge la dimension littéraire d’Uzès avec sa librairie unique, Le Parefeuille, à l’abri sous les voûtes.

Malgré les cohortes de touristes du marché le samedi matin, et les encombrements estivaux du boulevard en estafilade, la ville garde son caractère une fois pour toutes bien trempé, ses façades de pierre blanche, sa tour qui a pris garde en brandissant, à son sommet, le drapeau du duché suivant sans doute délicieusement le sens du vent.

(Photos : cliquer pour agrandir.)

(Paul Desmond, Take Ten)

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