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En allant, le 23 juillet, vers Nîmes et sa gare, je me demandais combien de temps ces petites routes bordées de platanes existeraient encore. Ces arbres sont trop dangereux pour les voitures (même si la circulation est souvent limitée là, en théorie, à 70 km/h), ils ont tendance à se précipiter sur l’automobiliste inattentif. Certains d’entre eux portent parfois à leur base un bouquet de fleurs fanées, trace fragile d’un accident regrettable.

(Photo : cliquer pour mieux lire le panneau.)

Non, par mesure de précaution, il faudrait abattre ces arbres, d’ailleurs souvent rongés par la maladie du « chancre coloré » (salauds d’Américains !) comme ceux qui bordent le canal du Midi, et remplacer les départementales étroites par des routes à quatre voies où la tentation de la vitesse est alors une source sûre de revenus pour l’Etat grâce à des radars de plus en plus miniaturisés et mieux dissimulés.

(Photo : cliquer pour traverser.)

L’autre solution en voyage hexagonal demeure le train : les conducteurs respectent la réglementation, les contrôleurs contrôlent les voyageurs, les retards sont rares et exceptionnels.

(Photo : cliquer pour s’éloigner du bord du quai.)

Et, surtout, au lieu de s’agripper pendant des heures à un volant, on peut lire tranquillement. Cette drogue est encore en vente libre.

(Photo : cliquer de manière discrète.)

(Bob Marley, I Can See Clearly Now)

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