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Depuis plusieurs jours, j’ai comme une velléité de La Villette (sur la demande non refusable de Dominique C.) : j’ai ressorti mon vélo, après un an de glaciation dans ma cave style KGB, je l’ai regonflé et nous voilà partis, chaque matin depuis lundi, sur le chemin parisien tout tracé qui démarre place de la Bataille de Stalingrad et s’en va, par le quai de Loire puis le quai de la Marne (une autre bataille) loin de Paris, de l’Ourcq à l’Est, vers d’autres paysages.

Pour le moment – sans doute jusqu’avant la fin du mois d’août – peu de joggers, peu de promeneurs, peu de cyclistes. À nous, l’illusion des vacances encore prolongées, l’eau quasi dormante, le ciel plombé mais indulgent, les péniches discrètes, un petit vent frais et la mini-bouteille d’eau minérale qui récompense.

L’asphalte de la piste cyclable se déroule sans heurts sous nos pneus, ainsi le vélo semble-t-il comme un prolongement logique et mobile de la volonté (une idée nietszchéenne ?).

(Photos : cliquer pour élargir le champ de vision.)

(Gerry Mulligan & Chet Baker, Frenesi)

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