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En marchant Unter den Linden, sans que cela soit prémédité, voilà qu’il s’est imposé : le forum Willy Brandt, une visite gratuite, avec écouteurs si l’on veut, et le parcours rectiligne d’une vie engagée. La politique fichée soudain comme en plein centre des Champs-Elysées, un socialisme « à visage humain » : le résistant, bourgmestre de Berlin, partisan du rapprochement avec la RDA, futur chancelier et prix Nobel de la paix, avait fui le nazisme en mars 1933 et n’était revenu en Allemagne qu’en 1946.

Quand nous arrivons à la porte de Brandebourg, c’est un peu comme l’Arc de triomphe à Paris – j’imagine un mur érigé empêchant d’aller du côté de Neuilly-sur-Seine – et les ambassades française et américaine se font face juste devant cette ouverture rénovée.

De l’autre côté,  ce ne sont pas les tours de la Défense, non, simplement une colonne dite de « la victoire ».

Nous sommes passés ensuite devant le Reischtag, où siège le Parlement, et nous reviendrons, le 26 août, visiter la coupole superbe de Norman Foster – il faut réserver la visite sur Internet – que François Hollande avait sans doute admirée, le jour de sa rencontre avec Angela Merkel, le lendemain de notre arrivée.

Un peu las de nos kilomètres à pied, nous hélons un taxi pour aller au Pergamon, puisque c’est la Longue nuit des musées et que nous avons pris un ticket valable pour l’entrée dans… plus d’une centaine d’entre eux. La conductrice nous dépose juste devant le bâtiment, en nous faisant remarquer qu’en face se trouve la maison dans laquelle habite la chancelière allemande (seuls deux policiers semblent veiller avec indolence sur le lieu).

Mais, surprise, des hôtesses et un panneau lumineux nous indiquent que « pour des raisons de sécurité », en fonction de la foule inattendue (!), l’entrée du musée (à partir de 18 heures) est fermée, sans possibilité de remboursement (il est 18 heures 45). En France, une émeute aurait eu lieu devant ce déni commercial.

Nous irons donc, plus tard dans la soirée, parcourir l’Alte Nationagalerie, puis le musée de la DDR, après avoir dîné sur une terrasse au bord de la Spree : petit vent frais, pâtes « rouges » délicieuses et bière « schwartz » à la hauteur.

(Photos et scan : cliquer pour agrandir.)

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