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Plongeon dans l’Histoire avec la visite du musée du Bauhaus, en premier lieu : autant les bâtiments sont en accord avec le mouvement artistique (1919-1933), autant l’exposition à l’intérieur est plutôt décevante avec son coin « ameublement » (canapés, chaises…), ses petites photos et ses explications en caractères minuscules, ses objets « design » – telle la fameuse lampe de Wilhelm Wagenfeld dont on peut acheter une reproduction à la boutique pour 425 €, la même, apparemment, étant vendue ici à 189 € – et hétéroclites disposés un peu n’importe comment. Le parcours, mal éclairé, semble à la fin assez confus et embrouillé : pour tout dire, il manque d’espace et d’une conception audacieuse.

Une lègère averse (nous sommes jeudi 26 août après-midi) nous cueille en sortant, et un bus nous accueille en montant vers la colonne de la Liberté (leur place de la Bastille en plus large), avec comme deuxième destination le Reichstag. Des touristes piétinent dans la file d’attente mais notre réservation internautique nous sert d’Ausweiss…

Dès l’entrée, nous devons, comme dans un aéroport, vider nos sacs, nos poches et passer sous un portique détecteur : il est vrai que nous sommes ici dans le saint des saints de la démocratie allemande. Un employé badgé, portant de petites lunettes cerclées de fer, comme sorti d’un livre de Kafka, compulse un énorme listing informatique (sur papier) pour enfin trouver mon nom : « Hasselmann, Ach ! Franzosen, Paris, Tour Eiffel… »

Depuis le pied du bâtiment, la coupole de verre et d’acier de Norman Foster est invisible ; elle nous permettra, après un parcours ultra-rapide en ascenseur, d’obtenir une vue circulaire de la capitale, tout en gravissant un petit chemin de ronde (avec cette sorte de cône « galerie des glaces » en son centre, puits incroyable de lumière et de chaleur pour la salle du Bundestag) et qui mène, en pente douce, jusqu’à son sommet, avant de redescendre par une autre voie hélicoïdale.

Là-haut, surprise, la coupole est ouverte à tous vents, la pluie s’infiltre librement et sert à alimenter ainsi les conduites (non pas à les diriger !) du Parlement. L’installation globale permet un recyclage complet des flux et fluides, et c’est très « grün », en fait. Surtout, la transparence règne à 360°.

(Photo ci-dessus : cliquer pour changer de point de vue.)

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(Photo ci-dessus : cliquer pour redescendre.)

(Photos : cliquer pour agrandir, sauf exceptions.)

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