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Dans l’après-midi de vendredi, l’annonce tombait : l’écrivain Henri Bauchau était mort, à l’âge de 99 ans. Je reprenais l’info sur Twitter à 13 heures 51.

Car je me souvenais particulièrement d’un de ses derniers livres, Le Boulevard périphérique (Actes Sud, 2008), sans doute à cause de son titre et du périple dans lequel il entraînait le lecteur (une sorte de psychanalyse mobile).

Alors que François Bon publiait peu après un hommage sur son site, le journal Le Monde attendait 18 heures 47 pour informer plus complètement ses lecteurs de cette « disparition » (comme ils aiment à signifier la mort, que l’on peut sans doute récupérer rue des Morillons).

J’ai repensé alors à une photo que j’avais prise le 20 octobre 2011, sur la boucle d’asphalte parisienne, et je l’ai retrouvée hier soir : un jour, l’oiseau royal rejoint fatalement le sol mais il aura volé haut et droit bien avant, transperçant d’un trait les nuages de sa grâce furtive.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

[Ce « post » est le 365e du Tourne-à-gauche.]

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