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Hier soir, un peu après 20 heures, ils sont enfin arrivés sur la scène ensemble, Márta et György Kurtág, comme le couple qu’ils forment, et l’on savait que ce serait l’accord parfait, immanquablement.

Au programme (qui ne serait distribué, pour le détail, qu’à la sortie), des pièces pour piano solo ou à quatre mains de Kurtág lui-même (recueil des Játékok) et des œuvres ou transcriptions de Bach.

L’harmonie – le nouveau bâtiment… file et sort progressivement de terre, un peu plus loin, sur la gauche de l’entrée de la Cité de la musique – entre les deux compositeurs résonnait avec délicatesse et une certaine logique : stridences et volutes de l’un, douceur géométrique et dynamique répétitive (avant la lettre) de l’autre.

« Je ne crois pas littéralement à l’Évangile, mais dans une fugue de Bach, la crucifixion est là, on entend les clous. Je cherche sans cesse, dans la musique, là où l’on enfonce les clous… », György Kurtág, Mots-clefs, troisième entretien avec Bálint András Varga (cité dans le programme général).

Márta et György Kurtág, se partageant la banquette devant le piano à queue, ou lui, restant debout derrière elle (ou elle derrière lui) pour tourner les pages des partitions, ont eu droit à trois rappels insistants et acceptèrent de rejouer à chaque fois, devant un public comblé, des œuvres courtes déjà interprétées.

Le soir, j’ai regardé quelques vidéos et je me souvenais de celle de Perpetuum Mobile, et j’ai imaginé que je faisais alors la même chose sur le clavier de mon Mac, cela donne ceci :

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OK, le résultat n’est pas très musical : raison de plus pour réécouter György Kurtág.

Et bientôt, dans un autre style, aller visiter l’expo Django Reinhardt au musée de la Cité de la musique, toujours aussi accueillante.

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