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Pour sortir du métro à la station Riquet, personne ne prend l’escalier, qui semble vertigineux, mais l’ascenseur. On débouche alors bizarrement d’un immeuble : j’avise une fille et lui demande si elle sait où se trouve la rue Curial. Elle l’ignore mais interroge aussitôt le GPS de son smartphone, même si l’écran est fendillé comme un véritable puzzle. Elle me demande comment s’appelle la grande avenue devant laquelle elle-même se trouve adossée à une rembarde.

Alors, je vais voir, je passe juste au coin devant un petit groupe de contrôleurs de la RATP en uniformes vert kaki, mais je préfère regarder la plaque vissée au-dessus d’eux plutôt que de les interroger : « Avenue de Flandre ».

Je reviens vers cette fille, toute souriante, qui me dit :

– J’ai trouvé, vous traversez et c’est ensuite la première rue à droite !

La rue Curial, ça me rappelle pourtant quelque chose – et je pense en même temps à Henri Curiel, à l’affaire Ben Barka, à Patrick Modiano… – puisque c’est là qu’on devait se pointer un soir au 104, mais le spectacle venait juste de se terminer.

Cette rue napoléonienne, incroyablement longue, héberge un grand chantier en cours sur le trottoir de droite et, au bout, une nouvelle station du RER E s’édifie (elle s’appellera la gare Rosa Parks), tandis qu’un vaste jardin, plus loin, dans l’avenue de Flandre, cette fois, prend tournure.

Les grues ressemblent à de très lents oiseaux migrateurs.

(Ouverture entre deux voies, de + en + rare. Photos : cliquer pour agrandir.)

(Photo ci-dessus : cliquer pour une vue différente.)

(Entrée du 104.)

(Photos : cliquer pour ouvrir l’angle.)

(Erik Truffaz, Anonymus)

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