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Dans Le Havre (et je repense au beau film d’Aki Kaurismäki), je navigue sur la houle de l’espace déplié, des embruns, imaginés ou pas, des pas décomptés (ou oui), des surprises que réserve ou libère – gloire à la reconstruction de 1945 et merci aux « dommages de guerre » – la ville redressée par un architecte tonique, un inventeur (un créateur), un autre Le Corbusier, en somme, en addition, avec une idée centrale : habiter peut, dans le même temps, être esthétique, pratique et « populaire ».

Si l’on regarde le site de Wikipédia consacré au Havre, il est rapidement passé sous presque silence ce détail : « La ville du Havre a été pendant longtemps le plus grand bastion communiste de France, qui l’a dirigée de 1956 à 1995. » Il est vrai qu’un maire UMP, Edouard Philippe, a continué, après Antoine Rufenacht, sa reprise en main depuis le 23 octobre 2010 (les drapeaux tricolores, répandus ici à foison, ont peut-être alors remplacé le drapeau rouge s’il avait un jour flotté au vent atlantique).

Dans le hall de l’Hôtel de ville (bâtiment qui n’est pas la copie conforme de l’idée, traduite ici par le dessin original d’Auguste Perret, encadré sur le mur de la pièce à la machine à écrire de l’appartement témoin), on peut lire la liste de tous les maires sur une plaque derrière la statue de François 1er, le fondateur de la ville.

Les bombardements idéologiques, ça existe aussi.

(Vue depuis le balcon de l’appartement-témoin d’Auguste Perret.)

(Photos : cliquer pour ouvrir des perspectives.)

(☛ à suivre)

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