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Il est étonnant que l’église Saint-Joseph reste ouverte comme ça, alors que la nuit commence à s’affaler lentement. Nous reviendrons le lendemain, s’il y a du soleil, pour mieux admirer les reflets dans les multiples vitraux, qui semblent étrangement abstraits, et qui trouent les murs et la tour immense.

Nous passons à nouveau devant Le Volcan (éteint avant d’être prochainement réveillé) et nous nous dirigeons vers la passerelle dotée d’une seule arche, et dont l’élégance n’est pas, une fois que l’on parcourt sa pente douce, verrouillée par une théorie de cadenas touristiques comme cela devient partout la mode débile.

Et puis, sans le faire exprès, on tombe sur le coiffeur assez folklo, qui n’a pu se débarrasser de son uniforme de la Marine nationale mais a su conserver, dans son petit musée personnel, des fauteuils avec repose-pieds, d’anciens bouquets de bigoudis, des casques à indéfrisables et autres ciseaux et peignes de toutes sortes.

Ici, c’est l’ancien quartier Saint-François.

Dans l’eau noire du bassin du Commerce, deux hommes-grenouilles nagent vers une destination inconnue, et au retour du restaurant « lyonnais », ce seront deux types en canoë kayak qui déboucheront de l’espèce de cascade qui passe sous le quai George V et feront des culbutes, têtes à l’envers, il faut croire qu’ils étaient en service commando.

En rentrant plus tard à l’hôtel, le mobilier des années soixante est aussi présent au deuxième étage (chambre Manhattan) qu’au rez-de-chaussée : me revoici soudain transporté dans un très court-métrage inédit de Stanley Kubrick, le cadre délimite alors l’imagination.

(Photo ci-dessus : cliquer pour une apparition.)

(Photo ci-dessus : cliquer pour un autre plan de coupe.)

(Cliché ci-dessus : cliquer pour un autre. Photos sans légende : agrandir – pour qui prend le temps – avec méthode habituelle.)

(☛ à suivre)

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