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Après la conférence de presse présidentielle du 13 novembre, Christophe Barbier mange son chapeau (et avale son écharpe peu après).

Manque de bol, la couverture de L’Express de la semaine dernière semble tellement ringarde, petite et méprisable qu’on laisse entendre, dans les milieux bien informés, que son « directeur de la rédaction » envisagerait de donner sa démission et chercherait à prendre la place du play-boy Arnaud Lagardère, si celle-ci devait se libérer bientôt.

(Paris, le 7 novembre, place Jacques Bonsergent, 10e. Cliquer pour agrandir.)

Car François Hollande s’est montré excellent – à la hauteur du « challenge » que la presse tout entière avait déjà monté de toutes pièces – au long des presque deux heures trente de son intervention à l’Élysée, hier, maniant tout à la fois la pédagogie, la démonstration (les promesses malgré tout tenues, en fonction de l’évolution du contexte économique), le problème du chômage, le réalisme constitutionnel (et non l’abandon) concernant le vote des étrangers, la situation internationale, l’humour (le nombre de fois où il a cité Jean-Marc Ayrault par rapport à Louis Gallois, en réponse à une question de la journaliste « free-lance », ex du Figaro, Christine Clerc), et la réponse cinglante, en conclusion, à « l’audace » faiblarde d’un John-Paul Lepers (ex de Canal + et désormais à Télé libre, bel oxymore !) renvoyé d’un shoot assassin au fond de ses buts.

(Conférence de presse hier à l’Elysée. Cliquer pour agrandir.)

Au fait, quelle était, déjà, la question posée par L’Express ? Le « punching ball » (tel qu’il s’est qualifié lui-même !) désigné par la formule « Hollande bashing » possède toujours un sacré gauche.

Les gants de boxe de la droite, eux, sont en papier mâché et le ring où se produisent depuis des semaines les pieds nickelés Copé vs Fillon exhale de plus en plus une odeur de rance et de vomissure.

(Paris, le 8 novembre, boulevard de Magenta, 10e. Cliquer pour agrandir.)

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