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Le bateau qui est encordé devant l’un des deux cinémas MK2 ne présente certes pas l’élégance de celui à bord duquel s’embarque, dans le film The Master, l’acteur Joaquin Phoenix. L’eau ne tourbillonne pas aussi joliment (ici elle mire l’immobilité du ciel qui a soudain viré au gris après le matin). Mais, malgré les efforts de Paul Thomas Anderson, la mise en scène est restée, pour partie, à quai, faute d’un scénario qui tienne solidement le cap.

Le souffle incroyable de There Will Be Blood semble avoir été perdu en cours de route – et les femmes nues de son opus ne possèdent pas le mystère de celles de l’œuvre ultime de Stanley Kubrick.

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Seulement une dizaine de spectateurs auront vu, hier en début d’après-midi, dans une salle pas chauffée, la dernière création du cinéaste américain, sauvée quand même par le jeu déjanté de Joaquin Phoenix, et par la musique, les voitures rétro ainsi que la moto (une Norton, je crois) qui file bruyamment dans le désert : indispensable coup de kick à un film dont la démarche théorique (épistémologie de la scientologie ?) demeure, tout compte fait, assez embrumée.

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(Photos pouvant être agrandies.)

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