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Il s’agissait d’une séance de photos, l’une des deux filles se tenait debout dans l’encadrement d’une fenêtre de ce parc public et ensoleillé, lundi matin, avec ciel bleu avant délavement quelques heures plus tard.

Le modèle écartait les bras et les jambes, j’ai pensé alors à un cinéaste récemment « disparu », Nagisa Ōshima.

St Louis1_DH

(agrandir les branches.)

C’était aussi un peu comme une sculpture vivante ou un moulage purement photographique (sans maladie autre que la compulsion pour l’image).

Les arbres semblaient se confondre sur les murs avec le lierre, comme des ombres postées : mais leur présence, en définitive, serait fugitive comme si la façade à l’architecture historique ne pouvait les tolérer que pour un temps.

Qui manipulait cette apparition/disparition impalpable ? Le décorateur était bien caché, on ignorait même jusqu’à son nom.

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