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« Mais surtout, dans l’image photographique de la cuisine de l’Alabama comme dans la description littéraire de la cuisine normande, il y a le même rapport entre la qualité esthétique du sujet et le travail d’impersonnalisation de l’art. Il ne faut pas se tromper à l’expression de « qualité esthétique ». Il ne s’agit pas de sublimer un sujet banal par le travail du style ou du cadrage.  Ce que Flaubert et Evans font, l’un comme l’autre, n’est pas une adjonction artistique au banal. C’est, à l’inverse, une suppression : ce que le banal acquiert chez eux, c’est une certaine indifférence. La neutralité de la phrase ou du cadrage met en flottement les propriétés d’identification sociale. Cette mise en flottement est ainsi le résultat d’un travail de l’art pour le rendre invisible. Le travail de l’image prend la banalité sociale dans l’impersonnalité de l’art, il lui enlève ce qui fait d’elle la simple expression d’une situation ou d’un caractère déterminé. »

Jacques Rancière, Le Spectateur émancipé (La Fabrique, 2008, page 126).

Mercredi, le soleil avait pris possession du terrain, comme un général vainqueur de la cote 10 à Paris. Ses bataillons serrés dirigeaient leurs rayons sans parcimonie, pourtant on n’était pas à Austerlitz. J’ai piqué quelques clichés, par-ci, par-là, les ai « allégés » (ils sont ainsi devenus « bio ») et les voici en ligne.

Clichés1_DHClichés2_DHClichés3_DHClichés4_DHClichés5_DH(Rues de Lancry et de la Grange-aux-Belles. Cliquer ou bouger les images pour agrandir.)

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