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« La construction de situations commence au-delà de l’écroulement moderne de la notion de spectacle. Il est facile de voir à quel point est attaché à l’aliénation du vieux monde le principe même du spectacle : la non-intervention. On voit, à l’inverse, comme les plus valables des recherches révolutionnaires dans la culture ont cherché à briser l’identification psychologique du spectateur au héros, pour entraîner ce spectateur à l’activité, en provoquant ses capacités de bouleverser sa propre vie. La situation est ainsi faite pour être vécue par ses constructeurs. Le rôle du « public », sinon passif, du moins figurant, doit y diminuer toujours, tandis qu’augmentera la part de ceux qui ne peuvent être appelés des acteurs mais, dans un sens nouveau de ce terme, des viveurs. »

Guy Debord, Rapport sur la construction des situations et sur les conditions de l’organisation et de l’action de la tendance situationniste internationale, Editions Mille et une nuits (septembre 2000, N° 300, page 39).

Situ1_DHSitu2_DHSitu3_DHSitu4_DHSitu5_DHSitu6_DHSitu7_DHSitu8_DHSitu9_DHSitu10_DH(Photos prises hier à Paris, bd de Magenta et rue du Faubourg Saint-Martin, 10e. Cliquer pour agrandir.)

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