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À Tournai, par un froid de canard, dès l’arrivée dans la ville on aperçoit les cinq clochers, on visite une partie de la cathédrale en réfection avec ses chaufferettes comme dans une terrasse de café parisien, puis on retrouve la maison où a vécu et enseigné le pianiste André Dumortier.

La météo n’incite pas à traîner dans les rues et l’on repart vers l’autre côté de la frontière. La rotonde de la prison de Loos-lès-Lille me fait toujours penser à l’analyse de Michel Foucault concernant le « panoptique » de Bentham (les graffiti fleurissent sur les murs du bâtiment désaffecté).

Tournai1_DHTournai2_DHTournai3_DHTournai4_DHTournai5_DHTournai6_DHTournai7_DHTournai8_DHTournai9_DHTournai10_DHTournai11_DHTournai12_DHTournai13_DH(Photos : cliquer pour élargir.)

(Chopin, Étude en mi majeur Opus 10, N°3.)

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Adieu, Ronald Klapka

Hier, en rentrant de Bailleul, j’apprenais, en lisant le site de Laurent Margantin puis celui de François Bon, le décès de Ronald Klapka dimanche soir.

J’ai connu Ronald Klapka au cours de l’aventure de remue.net : c’était un être rare, connaisseur étonnant de la littérature la plus vivante ou la plus hors-normes, d’une délicatesse extrême, d’un humour si fin. Sa Lettre de la Magdelaine montrait la haute qualité littéraire de sa démarche.

Le Nord ne lui était pas étranger et il gardait de ses origines l’empreinte brûlante des luttes sociales.

Nous avons échangé beaucoup de mails et de coups de téléphone, en plus des réunions où nous pouvions nous rencontrer. Un jour, à Paris, j’ai visité une exposition sur Odilon Redon en sa compagnie érudite.

La mort est injuste (ou ne choisit pas). Le souvenir peut seul la dépasser.

Adieu, Ronald Klapka.

D.H.

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