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Dimanche après-midi, pendant que des apprentis néo-fascistes se dirigeaient, une fois de plus, vers l’Assemblée nationale, nous portions nos pas vers le quartier de Belleville et son parc en fleurs.

Je ne désire évidemment pas ici faire de l’ombre à l’ami Piero ni marcher sur ses plates-bandes.

Au fur et à mesure (ou mesure pour mesure) que nous remontions la rue Jean-Pierre Timbaud (11e) – jusqu’à atteindre à l’aller la rue Vilin, ou ce qu’il en reste, décrite par Georges Perec, puis, au retour, passer à côté de la rue Picabia qui voisine automatiquement avec celle dénommée Max Ernst – nous respirions un air plus libre que celui avalé par les cohortes de réacs, de porteurs de drapeaux bleu-blanc-rouge accaparés par des quarterons de familles bourgeoises découvrant soudain (il n’est jamais trop tard) le souffle d’une manifestation et se croyant déjà en 1789, car ils aiment, avec l’appui du magazine Le Point ou des chaînes de télévision à répétition, sortes de Kalachnikov de l’info et qui la bouclent question esprit critique, se croire les vedettes non seulement de l’actualité mais de l’Histoire.

Le soleil était de la partie (mais pas du parti des obscurantistes).

Quelques photos, ni plus ni moins, d’un quartier comme préservé des pestilences de la réaction, des beuglements des jeunes friqués qui se donnent des frissons à bon compte et des éternels revanchards sur la victoire de François Hollande le 5 mai 2012, même si celui-ci doit affronter des difficultés imprévues : gouverner n’est plus prévoir (ni « pleuvoir ») mais peut-être faire toujours prévaloir, malgré les tempêtes, des idées et des idéaux de gauche.

Belleville1_DHBelleville2_DHBelleville3_DHBelleville4_DHBelleville5_DHBelleville6_DHBelleville7_DHBelleville8_DH(Photos : pour agrandir, cliquer ou bouger l’image.)

[ ☛ à suivre ]

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