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Si l’on imaginait que tous les « panneaux indicateurs » (au sens « délation » du terme ?) soient détournés : alors, la pagaille envahirait sans doute les villes et villages de France.

Les « tourne-à-gauche » déjà affublés de tours Eiffel, les « tourne-à-droite » ornés d’ustensiles plus ou moins utiles, les interdictions de stationner chamboulées, les sens giratoires cul par-dessus tête, les sens interdits ou obligatoires devenus simplement propositionnels, les limitations de vitesse affichées s’embrouillant dans les zéros rajoutés en nombre… : à qui se fier alors ?

Les caméras de surveillance auraient filmé des types en cagoules ou avec des lunettes de soleil ou de piscine, s’amusant de cette manière à mettre des bâtons dans les roues de l’organisation de la circulation urbaine régie par l’armada des panneaux en vadrouille (on se souvient des pages innombrables en couleurs du Code de la route à apprendre par cœur pour le permis voiture et le permis moto).

Mais non, il ne s’agit ici que d’un dérapage, d’un geste « artistique » qui ne durera qu’un jour au maximum avant que les équipes de la voirie municipale viennent effacer – ou remplacer – l’affront fait ainsi à l’ordonnancement du déplacement.

Il n’y aura bientôt plus que dans les musées que l’on pourra admirer, dans le recueillement qui sied à la culture, de tels outrages ==>> il faut payer pour voir.

Sens interdit_DH(Photo : 25 avril à Paris, rue Rambuteau. Cliquer pour agrandir.)

(Ray Charles, Hit The Road Jack)

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