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Elle trace le dessin (parmi d’autres desseins), elle désigne du doigt : les formes prennent corps, l’inattendu se compose, il apparaît sur le papier et il tient bien la route.

Ces tapis, cette Table Adjustable E 1027, ces fauteuils Anticonformist ou Bibendum, ce canapé, cette prise électrique (ustensile courant), ce paravent à six feuilles, ces meubles en laque : objets de tous les jours ou presque et pourtant transformés, transmués par la grâce et la précision du regard en équerre d’Eileen Gray, lié à l’imagination, ou l’inverse, par l’audace du trait (l’humour aussi) et l’impétuosité de l’occupation de l’espace, comme avec sa fameuse « maison en bord de mer ».

Le charme de la visite rendue à Eileen Gray au Centre Pompidou, qui capte et ne lâche pas jusqu’à la fin du parcours des pas trop nombreuses salles d’exposition, doit un tribut à la légèreté de la représentation (ce n’est pas une enfilade-pensum d’étapes à n’en plus finir), à la disposition parsemée des productions, des éléments de mobilier, aux petits films rapides, aux photos qui s’entrecroisent, aux vues évidentes d’architecture et aux commentaires affichés sur les murs, didactiques dans leur juste mesure.

Eileen13_DHEileen14_DHEileen15_DHEileen16_DHEileen17_DHEileen18_DHEileen19_DHEileen20_DHEileen21_DHEileen22_DH(Sous la photo ci-dessus s’en cache une autre. ) Eileen23_DHEileen24_DH(Toutes les photos sont agrandissables d’un clic ou d’un geste, sauf une.)

(Coleman Hawkins, Body and Soul)

 [ FIN ]

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