Étiquettes

, , ,

Vu le 13 mai, au Nouveau Latina, ce film italien, L’Intervallo, de Leonardo di Costanza : ce n’est pas une grosse machine en 3D à la Gatsby, mais une sorte de relevé d’apprenti, de la part d’un cinéaste venu du documentaire et qui réussit, à travers une histoire très simple, à faire passer un message sur le poids de la Camorra tel qu’il s’exerce à Naples et comment celle-ci est intégrée dans l’existence de deux adolescents.

Intervallo1_DH(Un autre plan est visible sous cette photo.)

Ce qui attire dans ce film (voir extraits et commentaires du réalisateur), ce sont les non-dits – même exprimés en napolitain – les silences, les sourires puis une certaine connivence finale avant la fin de « l’intervalle », dans un immense lieu désaffecté, sans affection autre que celle qui naît, maladroite, entre les deux personnages principaux.

Ce décor joue le rôle symbolique d’un monde en ruine, qui prend l’eau, sans la moindre sortie indiquée, planté dans une sorte de jardin des supplices ou des délices, et qui devient comme la prison mentale de ses occupants.

L’Intervallo présente beaucoup de charme (et nous épargne les coups de revolver comme dans les films habituels sur le sujet), au sens captivant du terme. On en réchappe alors tout en y pensant encore, une fois rendus à l’air libre, après avoir descendu l’escalier de la salle de cinéma.

Intervallo3_DH(Photos : cliquer pour les agrandir sauf une.)

Publicités