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Du 11 juin au 31 octobre 2013, l’artiste italien Giuseppe Penone investit les jardins du château de Versailles avec ses sculptures immenses, inventives – une fois passés les contrôles pour visiteurs et touristes – qui frôlent le ciel bleu (dimanche dernier) et les frondaisons vertes, les miroirs aquatiques et ceux des arbres taillés au carré, les barques tranquilles sur les canaux qui se croisent et bordent les pelouses pique-niquantes, les amoureux et les esseulés, les familles et les scouts, les vivants et les statufiés, les avions invisibles dans l’immensité céleste sauf leur trait de craie et les oiseaux déterminés, les marbres de Carrare et l’ombre de Ferrare, l’écorce et les dorures, l’instillation et la distillation théoriques, la caresse du ciseau à découper et l’échafaud installé face au bâtiment oblong surplombé par sa chapelle d’oblats, le geste sculptural et la création infinitésimale, l’attention au cadre et sa désintégration même, l’insertion dans la nature et naturellement son viol en douceur, l’imagination de l’art comme ajout à la beauté préexistante, la rencontre d’Antinoüs et de ces femmes immobiles et blanches aux seins nus, l’embrasement des jets d’eau et les jeux de celle-ci (quelle histoire !) dans le bassin de Neptune, le souffle discret et monumental de la création dans l’espace royal comme un écrin à lui, l’homme arboricole, de tous temps destiné puis offert.

Penone1_DHPenone2_DHPenone3_DHPenone4_DHPenone5_DHPenone6_DHPenone7_DHPenone8_DHPenone9_DHPenone10_DH(Toutes les photos peuvent être agrandies et redimensionnées.)

[ ☛ à suivre ]

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