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L’impression que donne Guiseppe Penone, dans ce parc immense de Versailles, est d’avoir atterri sans prévenir, mais de manière discrète et secrète, comme un artiste qui serait venu – avec ses arbres audacieux et ses splendides ovnis de marbre – s’installer pour apporter sa touche personnelle, quasiment divine, dans le paysage : le transformer légèrement, lui apporter une autre dimension (contemporaine), instaurer une distance à la fois respectueuse et ironique, s’introduire dans « l’ordonnancement » et le distordre, mais sans le casser, pour finalement le mettre à nouveau en valeur, en dehors des codes préétablis et des figures de style classiques.

Son œuvre serait celle d’un doux démiurge (un doux dingue pour certains), qui joue avec l’environnement déjà sublime en lui rajoutant des « accidents » qui mènent à le redécouvrir, à entrer une fois de plus dans le labyrinthe de verdure et d’eau pour s’y perdre un moment avec peur puis en sortir enfin avec délice.

Penone11_DHPenone12_DHPenone13_DHPenone14_DHPenone15_DHPenone16_DHPenone17_DH.Penone18_DHPenone19_DHPenone20_DH(Photos agrandissables pour accéder à une autre dimension.)

[ ☛ à suivre ]

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