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En allant samedi vers l’expo de dessins qui se tient au musée Bourdelle jusqu’à aujourd’hui – Le Broyeur de sombre – cette voiture m’avait tapé dans l’œil, à la fois à cause du soleil et de sa marque.

Je n’avais pas encore revu le buste de Beethoven (ce petit musée est un enchantement, loin de la foule de celui du Luxembourg, par exemple, dont la file d’attente sous les 30 degrés d’hier faisait peine à voir quand nous sommes passés devant au retour) : mais ce véhicule semblait tout compte fait d’allure « démocratique » et sa plaque d’immatriculation à l’ancienne rappelait que l’esthétique peut survivre parfois aux impératifs des fichiers et de l’uniformité « européenne ».

Alors, oui, j’aurais pu dire Rolls over Beethoven !

Une fois entré dans le bâtiment, j’ai discuté avec le gardien à veste rouge sur la possibilité de photographier l’expo permanente (mais sans flash, que je n’utilise quasiment jamais), et nous avons parlé des catalogues qu’il achète lui-même chez Mona Lisait à des prix imbattables. Pour l’expo temporaire, bien que repris soudain à l’ordre par un cerbère, j’ai réussi à opérer discrètement.

Dans son autoportrait photographique (1889), le sculpteur Antoine Bourdelle, également peintre et dessinateur, renvoie à quelque chose du célèbre tableau de Gustave Courbet, Le Désespéré (1841) : je ne voulais pas alors manquer de le saisir moi-même, au risque de l’expulsion ou de l’effacement obligé du cliché.

Bourdelle1_DHBourdelle2_DHBourdelle3_DHBourdelle4_DHBourdelle5_DHBourdelle6_DHBourdelle7_DHBourdelle8_DHBourdelle9_DHBourdelle10_DHBourdelle11_DH(Photos : agrandir pour changer la forme.)

[ ☛ à suivre ]