Étiquettes

, , , , ,

Ne nous emmêlons pas les pinceaux (ou les crayons) dans le parcours du musée Bourdelle, qui possède quelques amis à Montauban – sa ville natale – et qui nous montre que, dans sa jeunesse, comme l’a retracé cette exposition, trop réduite dans l’espace et dans le temps, le sculpteur affronta par ses dessins les contours de l’improbable ou de l’invisible.

L’agréable, c’est de profiter aussi de l’extension du musée, réalisée en 1992 par Christian de Portzamparc (l’architecte, entre autres, de la Cité de la musique à Paris et de la tour Euralille à Lille), ce béton qui est à lui tout seul comme une sculpture monumentale avec ses creux, ses reliefs, ses accidents, ses taches, ses variations infimes de couleurs sur un thème unique et qui accompagne au mieux les œuvres de celui qui changea son nom d’origine (Bordelles) pour faire moins désordre.

Les dessins de Bourdelle font penser à ceux d’Odilon Redon : même territoire reconnu, celui du rêve ou de l’inaccessible, même attirance pour l’étrange et l’égarement, même désir d’outrepasser les frontières du réalisme fût-il romantisé.

Alors, justement, les tisons de l’imagination s’enflamment (mais impossible de prendre d’autres photos) et Bourdelle, admirateur de Charles Baudelaire et Victor Hugo, passe ou trépasse les momies, les pendus, les visions infernales et dantesques… : il est « tératologue » et « thanatologue » (Catalogue Le Broyeur de sombre, Paris-Musées 2013, pages 43 et 90).

Antoine Bourdelle (Emile-Antoine) est né un an avant (1861) Claude Debussy et décédé onze ans après (1929) le compositeur.

Bourdelle22_DH

Bourdelle23_DH

Bourdelle24_DH

Bourdelle25_DH

Bourdelle26_DH

Bourdelle27_DH

Bourdelle28_DH

Bourdelle29_DH

Bourdelle30_DH

(Autoportrait photographique : 1889)

Bourdelle30bis_DH

Bourdelle31_DH

(Photos : cliquer pour modifier la perspective.)

(Claude Debussy, Clair de lune, par Lynne Davis.)

[ ☛ à suivre ]