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Cette enseigne de bar-restaurant présente un bel oxymore : la patience du baroudeur est – en général – à bout : il n’attend que d’en découdre.

Les tergiversations, les interrogations diplomatiques (voire éthiques), ce n’est pas, normalement, pour lui.

Par exemple, concernant la Syrie, les avions-bombardiers nationaux sont prêts à décoller des bases les plus proches du lieu ciblé, les pilotes sont briefés, le plan est au point : l’ennemi aurait eu, en principe, le temps de se mettre à l’abri depuis les déclarations belliqueuses des Américains et des Français (ces couards d’Anglais ont préféré demeurer sur leur île).

Mais il ne se passera rien avant le 9 septembre.

Alors, près de la gare du Nord à Paris, on fait comme si de rien n’était : les jours se suivent et se ressemblent et, sauf imprévu, le baroudeur est patient, il boit une petite Affligem et se la coule douce : tout cela, c’est de la stratégie au plus haut niveau, il ne saurait dire son mot mais, s’il le faut, il endossera, quand le moment sera venu, la tenue de combat.

Difficile de demeurer indéfiniment comme ça sur un train de guerre, alors que le butoir est juste en face.

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(Photos prises le 20 août à Paris. Cliquer pour agrandir.)

(Ornette Coleman, Sleep Talkin)

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