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(Photo : cliquer pour agrandir.)

Quand je l’ai vue, cette fille, vendredi dernier, devant la plaque de la rue du Petit musc (4e), j’ai pensé à des senteurs de parfum, d’exotisme, d’érotisme…

De naturel qu’il était, le musc est devenu artificiel, mais ce qui compte c’est l’effet qu’il produit, le doux nuage qui embaume, la nuée laissée dans le soir diffus.

Arrêté devant ce feu rouge, j’ai soudain imaginé qu’il s’agissait de Léonarda sur un 50 cm3.

Au même moment on parlait d’elle, devenue sujet de polémique politique, à un point tel qu’il a fallu que le président de la République lui-même vienne, en public (ou en catimini ?) dire qu’il l’autorisait à revenir en France, « seule » si elle le désirait, mais sans sa famille.

Le dévoué (ou désavoué) Manuel Valls approuvait hier, dans le JDD, la « proposition », solennelle et pour le moins étrange, de François Hollande.

Mais jamais personne dans l’entourage, pourtant pléthorique, du locataire de l’Élysée n’avait apparemment émis l’hypothèse que Leonarda pourrait refuser cette main tendue : comment revenir suivre ses cours en France en laissant sa famille au Kosovo ?

Confrontée à ce fait divers, certes amplifié par les médias, la cote du chef de l’État semble avoir pris un nouveau coup dans l’aile : même au sein du PS, des voix se font entendre pour critiquer et regretter cette décision, et, plus globalement, la politique dite de « fermeté » (ou de fermeture ?) vis-à-vis de l’immigration menée par le ministre de l’Intérieur.

Les lycéens, malgré les déclarations grotesques d’un proviseur en mal de notoriété, petit chef de syndicat grincheux, ont su prendre leurs responsabilités et ont montré avec leur solidarité proclamée qu’on peut être sérieux quand on a dix-sept ans.

Jeudi dernier, j’avais lu dans Libération un beau texte d’Alexandre Romanès, le fondateur du cirque tzigane du même nom (qui dit bien ce qu’il veut dire), intitulé « Le silence des pantoufles ».

Oui, certains sont bien tranquilles chez eux tandis que d’autres dorment dans la rue, dans des camionnettes, des abris ou des « camps » plus ou moins salubres. La gauche s’en lave-t-elle les mains ?

Pourra-t-elle s’étonner des résultats catastrophiques qui s’annoncent déjà pour les élections municipales de l’an prochain (fin mars) ? Il devient urgent que François Hollande et le gouvernement « de gauche » qu’il a désigné passent, question mouvement, à une cylindrée supérieure.