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(Photos : Paris, hier. Agrandissement proposé gratuitement.)

Mon vrai prénom est : Écorce. Mais il avait voulu me baptiser du nom d’un fruit, celui que l’on épluche en quartiers longs et courbes, et dont le picotement sur les papilles enivre, et qui croque ensuite dans la bouche, la pulpe file et glisse sous la langue, le liquide s’insinue, on le déguste en petites gorgées.

A la terrasse, j’attendais, je regardais ce couple passer, puis cette femme, enfin ce beau Noir, mais apparemment pressé (oui, comme un jus de fruit).

J’aime les vélos d’homme – j’ai attaché le mien devant le café – et je me sens maintenue virtuellement par leur barre transversale, j’ai horreur de ces deux tiges des montures « pour femmes » qui descendent vers le bas du pédalier comme en direction de la culbute probable (il suffit d’un rail pris dans le sens de la marche, par exemple du côté du canal de l’Ourcq, et c’est le mercurochrome assuré).

Dès qu’il apparaîtra, mon dulciné, je finirai ce demi de Carlsberg, je détacherai mon deux-roues et nous remonterons alors la rue du Temple, j’ai réservé une chambre dans un petit hôtel. Là, il me fera la lecture, comme il me l’a promis, du best-seller d’E. L. James, Cinquante nuances de Grey : je serai attachée par une paire de menottes aux montants de fer du lit et je fantasmerai tout en écoutant sa voix chaude et troublante.

A chacun son cinéma : la grande littérature peut nous offrir de si belles émotions…

(Frank Sinatra, Witchcraft)

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